‹ Des grâces d'oraisonChapitre 22 sur 199 · CRITIQUES ET CONTROVERSES · texte numérisé non relu

CRITIQUES ET CONTROVERSES

9. liemarques et réseroes de Védileur. — Les enquêtes, La lecture des mystiques, le désir des grâces mystiques.

Je ne m'arrêterai pas à la critique personnelle de l'ouvrage. J'ai indiqué quelques points au n. G de cette Introduction. On pourrait ajouter que la composition est un peu lâche, que l'ordre et la suite des chapitres sont, çà et là, un peu déconcertants au premier abord, qu'il y a parfois des remarques un peu naïves ou « bonhomme », etc. On a, en plus, l'impression que le champ d'expérience de l'auteur est relativement restreint, que les états supérieurs ne sont guère décrits que d'après les livres (1), que les âmes avec lesquelles il a eu contact ne semblent guère avoir été ce que nous appelons de grandes et saintes âmes, mais le plus souvent de bonnes et pieuses personnes, un peu originales, assez prés d'elles-mêmes, pas toujours exemptes d'illusion. Sur quelques points de détail, je ne puis m'associer sans réserve aux manières de voir, ou du moins k la tendance de l'auteur et à sa façon de s'exprimer. Ainsi notamment pour ce qui regarde les enquêtes, le désir ou la demande des états mystiques, la lecture des livres mystiques. Non pas qu'il dise quelque chose de faux; mais il ne paraît pas montrer les choses dans leur vrai jour, et risque par là d'être mal compris ou mal appliqué. Je crois donc devoir, sur ces points, compléter l'auteur ou rectifler la tendance par quelques brèves remarques {-!).

A ce qui^«st}dit des enquêtes (voir Table analytique), il faut, ce me semble, ajouter ceci. On peut profiter de l'expérience que l'on a des âmes, et en faire proflter les autres ; on peut faire part de cette expérience au public, ot il est permis aux Revues compétentes (comme le pratique la Hévue d'ascétique et de mystique) de faire appel à cette expérience, d'attirer l'attention sur tel point à étudier. Mais gardonsnous de rien faire qui puisse induire les âmes à penser que nous

(1) L'auteur dit lui-même qu'il a connu peu d'àmes ayant dépassé l'oraison de quiétude.

(2) Sur ces points, je suis plutôt avec le P. de Maumigny qu'avec le P. Poulain.

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