‹ Des grâces d'oraisonChapitre 26 sur 199 · XXX INTIIODUCTION A L.\ DIXIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

XXX INTIIODUCTION A L.\ DIXIÈME ÉDITION

amour ne se trouve pas toujours sur leurs lèvres ou sous leur plume, il est toujours dans leur pensée. Pour s'en rendre compte, il n'y a qu'à parcourir les citations des chapitres v et vi (1). Celte présence n'est sentie qu'au fond de l'âme, quand elle est profondément recueillie et comme toute concentrée autour de l'hôte divin; mais cette condition est toujours supposée, et il ne paraît pas nécessaire de l'exprimer. De même n'est-il pas nécessaire de dire que cette connaissance n'est pas ahstraite, ni discoureuse, comme quand on pense à Dieu ou qu'on médite sur son essence ou ses attributs; le mot sentir implique cela. Toute la vie mystique n'est pas dans ce sentiment amoureux de présence; mais l'auteur a pu se contenter de signaler cette présence sentie, cette possession intime et amoureuse de Dieu comme le caractère fondamental qui est à la base des actes et des états mystiques (2).

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