‹ Des grâces d'oraisonChapitre 37 sur 199 · IV. POULAIN ET MAUMIGXY. xiv · texte numérisé non relu

IV. POULAIN ET MAUMIGXY. xiv

aller, au cours du livre; tout au plus peut-on saisir çà ou là un frisson à peine perceptible. C'est seulement dans le Cantique de l'union mystique que, tout en restant purement objectif, il nous laisse entrevoir la pr«jfondeur du sentiment. Lisons-en quelques strophes :

Qui vous goûte, Jésus, de vous reste affame. Qui vous boit à longs traits veut s'enivrer encore; Et le désir brûlant qui sans cesse dévore, C'est de tenir étreint votre cœur bien-aimé.

Bien plus, on veut entrer. Car là s'ouvre et s'étend De la Divioilé le bienheureux abtme.

L'àme, enchaince au corps, veut du moins par sa cime Plonger en ce beau ciel et s'y perdre un instant...

0 vie, il le fallait à mon cceur altéré. Partent je le cherciiais, »ans pourtant te connaître; Mais un iuslincl secret, appel du divin Maître, Me guidait vers le bien qui m'élait préparé...

Hélas! l'heure a sonné de songer an retour. La colombe descend, mais toute transformée. D'un doublo feu là-haut, elle sesl enflammée : Le désir de souffrir et le divin amour...

Qui vous goûte, Jésus, de vous reste affamé. Qui vous boit à longs traits veut s'enivrer encore; Et le déî«ir brûlant qui sans cesse dévore, C'csl de porter w croix comme le Bien-aimé.

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