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V. ETAT ACTLEL DES LTLOES MYSTIQUES. lUX

vision** et rôvélations pudé'iijui's, commo dit le P. Poulain;, ou comme sainte Catherine de Sienne, dont le Dialogue consiste, pour une bonne part, en explications doctrinales, réflexions pieuses, exhortations pratiques! 1).

A côté de M. Saudreau, on peut ranger le P. Ludovic de Besse, capucin, le P. Lamballe, eudiste, bon nombre d'auteurs, qui ne distinguent guère la mystique de l'ascétique que par des caractères accidentels ou secondaires.

Dans la voie où l'avait lancé M. Saudreau, son rédacteur ascétique et mystique, marchèrent VAmi du clen/é, avec le P. Lamballe, eudiste, mort dernièrement, qui a publié ses études en un volume intitulera contempla lion :\e P. Ludovic de Besse, capucin, dans les Etudes franciscaines; et aussi, me semble-t-il, un certain nombre d'auteurs bénédictins, qui, comme les précédents, ne reconnaissent pas de distinction nette, dans la ligne de vie spirituelle, entre la voie ascétique et la voie mystique : rattachant à celle-ci, comme le fait M. Saudreau, tout ce qui est simple regard et contemplation; niant, comme lui, l'existence d'une contemplation acquise, distincte de la contemplation mystique; ramenant la vie mystique à la voie unitive; s'en tenant aux formules des auteurs antérieurs au xvi' siècle ou de ceux qui s'y rattachent ou semblant s'y rattacher (comme Louis de Blois), et refusant de voir un progrès dans les distinctions et les analyses des modernes; ne regardant comme extraordinaires que les paroles intérieures, les extases, les visions et révélations (â).

23. Groupe dominicain : P. Arintero, P. Garrigou-Lagrange, etc.

Peut-on parler d'école dominicaine en mystique? Je crois que oui, au moins depuis quelque temps. Je ne m'occuperai ici que du P. Garrigou-Lajrrange et du P. Arintero, l'un et l'autre particulièrement en vue. Tous les deux sont en frais d'amabilité avec M. Saudreau et sont d'accord avec lui sar plusieurs points. Le P. Arintero, cependant, lui reprorhe expressément deux choses : 1) D'exclure de l'état mystique, pour les attribuer à l'état que, « d'un nom quelque peu nouveau, il appelle l'état angélique, toutes les communications divines où n'inter-

(1) Voir de plus amples e.xptications sur les positions de M. Saudreau d.ms l.i RA, 15 juin lOti. Voir aussi dans la chronique de la IlA.lf, avril I9i2, III, W7- 211. les réilexions et remarques du P. J. de Ouibcrt sur l.i mani^^re de M. Saudreau.

(2) On p<^iit nommer encore, comme se rattachant i M. Saudreau : eo Allcni ignc, Dimniler, Krebs; en Auiricbe, Ixrcher; en Angleterre, Louitniet; en Ksivi^no. Vicenlc de Peraita. Voir n. 40, I.

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