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Synthèse Ihéologico-mystique du P. de la Taille

Le procédé du V. Maréchal est celui de l'analyse philosophique et expérimentale pour conclure à la transcendance de la contemplation

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mystique; celui du P. de la Taille, dans son étude sut L'or ai»<m contemplative, eii celui d'une explication des faits par l'application des donnée» théologiques. L'auteur veut « indiquer en raccourci quelle solution d'ensemble la théologie traditionnelle parait offrir à certaines questions touchant la contemplation passive ». Cinq questions sont examinées tour à tour, qui sont les principales à résoudre pour se faire des idées nettes sur les faits de contemplation, supposés connus d'après les descriptions des mystiques, surtout de sainte Catherine de Gènes.

1. Son objet et soti milieu^ son procédé. La contemplation est «. ua arrêt amoureux du regard sur le Souverain Bien dans le milieu lumineux et ténébreux de la foi... un exercice particulier de la vertu de £ot » (280), mais sons une touche particulière du Saint-Hsprit faiaaat vibrer l'âme contemplative à tel ou tel aspect de l'objet divin qui veirt bien se révéler à elle dans une image obscure de lui-même. « Il est connu comme inconnu... et la contemplation devient de plus en plus haute et.^ pure à mesure qu'elle révèle davantage et fait luire plus splendidement cette transceniknce ténébreuse » (275], Son procédé est un simple regard, analogue à la connaissance angélique.

2. Sa porte d'entrée. L'acte de foi se fait sous la poussée de l'amour (parfait ou imparfait). «. La lumière de la foi, bien que résidant dans l'esprit, n'est point entrée en l'homme par l'esprit, mais par le cœur. » De même la contemplation vient de l'amour; elle est un regard amoureux- Mais qu'est-ce qui distingue cet amour de l'amour impliqué dans tout acte de foi? Ce n'est pas sa perfection ni son intensité. L'amour du contemplatif peut être moindre que celui du simple fidèle. Mais cet amour est un amour « consciemment infus... Le mystique a conscience de recevoir de Dieu un amour tout fait... L'âme se sait, se sent investie par Dieu de cet amour. Et c'est pourquo-i... elle atteint la présence de Dieu en soi-même... Le don, elle le reçoit de la main du Donateur^ qui est donc là présent d'une manière qiue l'âme expérimente » (281). I/origine de la contemplation est « dans cet amour passivement reçu et, dans la conscience de cette passivité, emportant l'intelligence au-dessus d'elle-même vers le Souverain Bien, auquel il la suspend dans une lumière ténébreuse » (282).

3. Les épreuves. Il s'agit des souffrances « inhérentes à la vie contemplative de par sa nature môme ». La première « est celle de la naissance progressive et laborieuse de la contemplation ». Il faut se faire à cette vie nouvelle, à cette lumière obscure, à cette nuit du sens et de l'esprit, à cette inaction apparente. Cela ne va pas sans effort, gène, souffrance; la lumière elle-même «. blessera d'abord, la lumière nouvelle et ténébreuse, qui ne s'adapte bien qu'aux yeux puritiés en

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