‹ Des grâces d'oraisonChapitre 49 sur 199 · V. KTAT ACTUEL DES ÉTUDES MYSTIQUES. ux · texte numérisé non relu

V. KTAT ACTUEL DES ÉTUDES MYSTIQUES. ux

diriger que de soutenir, de réconforter, on ne peut dire de consoler»... Il y a lieu de présenter, à l'esprit et au cœur « les objets et les vérités dont le souvenir pourra apporter un motif d'action, ou plutôt de passion, un encouragement à l'abandon, à l'acquiescement paisible, au repos dans l'union à la volonté de Dieu. Quant à la conduite de cette âme dans son intérieur habité par la lumière divine, il n'y a guère à s'en préoccuper, parce que Dieu s'en charge » (291).

f) Si, comme c'est normal, cet état d'épreuve se résout en un état plus haut, « où la lumière contemplative, pleinement maltresse d'une âme pleinement épurée, ... loin de diminuer ou de contrarier son activité naturelle, l'aide merveilleusement et en multiplie la fécondité », alors « la charité envers le prochain peut battre son plein... sous l'empire de la loi d'amour ». Ce dernier état, fait remarquer l'auteur en terminant, fut, dès le premier moment de sa vie, celui de la sainte Vierge, « puisqu'en elle il n'y avait rien à purifier ni à discipliner » (292).

J'ai longuement résumé, et autant que possible, dans les termes mêmes de l'auteur, cette belle et substantielle étude. Mais il faut, pour la comprendre parfaitement, la lire tout entière. Fidèle à son programme, l'auteur a tout fait pour expliquer « l'expérience des contemplatifs n par « les principes du théologien ». 11 était difficile de dire tant de choses, et si compliquées, en si peu de mots. L'étude est d'un maître, et l'on se laisse prendre, en la lisant, à cette lumière sereine et puissante, se projetant de haut sur tous les grands problèmes de la vie mystique; on aime à voir les faits s'éclairer, s'ordonner, sous celte intuition pénétrante de quelqu'un qui semble n'avoir qu'à lire (dirai-je en lui-même ou dans les autres?) pour nous les présenter, en nous les expliquant d'après les principes de la théologie et les constatations de l'expérience. Mais il faut se secouer, rompre le charme, vérifier et critiquer. Ces explications sont-elles vraies, cette construction est-elle solide ?.\vons-nous là autre chose qu'une belle hypothèse? Même comme hypothèse explicative, cette explication ne soulève-t-elle aucune objection? Klle en soulève moins que celle du P. Garrigou- Lagrange, dont il est parlé plus haut; car elle est plus nuancée, tient davantage compte des faits, et surtout ne prend pas pour acquise l'identité entre les voies passives et la vie unitive. .Mais elle en soulève.

Je ne vois qu'à louer dans les Si 3, et .*>, sur les épreuves et sur la direction, sauf à y constater quelques lacunes, sans grande importance. Les § 1 cl 2 sur le procédé de la contemplation (par intuition concrète, non par abstraction ni raisonnement) et sur son origine dans la charité sentie comme infuse) sont puissamment conçus et charpentés; mais il peut rester des doutes ou des obscurités sur la manière ingénieuse

GRACES d'oraison. f

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