‹ Des grandeurs électriques et de leur mesure en unités absoluesChapitre 73 sur 76 · OT, T · texte numérisé non relu

OT, T

&08. II y avait lieu d'introduire dans cette fonnule ua certain nombre de corrections positives ou négatives, pour

tenir compte des diverses causes d'erreur, dont les unes

modifiaient le coefficient de ^7=- et les autres le coefficient

de=-

Les premières étaient dues à la différence d'action des divers tours de fil, signalée au n*" AOA, à la torsion du fil de suspension de Taimant, à l'induction électromagnétique exercée par ce dernier sur la bobine, à la forme du cadre qui n'était pas absolument cylindrique, etc. ; les autres provenaient surtout de l'induction de la bobine tour-

541 AU GRAltteOI* ÉUSGTftlQjMM

Dante sur eUe-mÊsoe, qui tendait à accroître la déviation. Nous n'entrerons pas dans le détail de ces corrections qui ont été calculées par M. Maxwell et qui , introduites dans la formule, ont conduit à la valeur suivante de B, adc^ilée par la commission en 186S»

A09. Le courant d'induction développé dcans la boUne était intermittent; mais, lorsque la vitesse de rotation dépassait 100 révolutions par minute, les intermittences n'étaient pas sensibles snr l'aimant dont on D*dMenmit que les seules oscillations naturelles.

Avant chaque expérience, on comparait an mofea du pont de Wbeatstone, décrit au n"" &02, la résistaneedeia bobine de l'appareil avec celle dià cottdncleur fixe tm maillechort maintenu aune température fixe, et on observait le degré de l'échelle réiédii par le miroir au repos, puis on mettait la machine en mouvement.

Lorsque la vitesse de rotation qu'on désirait obtenir était atteinte et constante, un observateur mesurait avec un chronomètre Tintervalle qui séparait deux coups frappés sur le timbre et correspondant à IflO révolutions, pendant qu'un autre observateur visait avec kt lunette le miroir fixé à la tige de suspension de l'aimant qui oscillait régulièrement, et notait les divisions extrêmes en millimètres de l'échelle graduée réfléchies par ce miroir.

A la fin de l'expérience, on laissait l'aiguille repreadse sa position normale, et l'on observait de nouveau avec la lunette la division de l'échelle réfléchie par lemiroir a», repos, qui pouvait ne pas être exactement la mème«iu'ai^ début. Pour avoii* la division correspondant à la. pofMtîon

de repos de l'aimant à un instant quelconque de Texpérieace« on comparait les deux nombres trouvés aux indications fournies par r observatoire magnétique de Kew, où la déclinaison est enregistrée automatiquement d'une manière continue.

Enfin on comparait de nouveau la résistance de la bobine tournante avec celle de la bobine fixe de maillechort.

MO. Dans Tune des expériences (23 juin 1863), la déviation, rectifiée ainsi qu'il vient d'ëti-e dit, était de 339,9i, correspondant à un angle d'environ 6* 29 1/2, pour une vitesse de rotation de 100 révolutions en T^ = 1A!A6A secondes (environ A08 révolutions par minute). En substituant ces deux nombres dans la formule ci-dessus, on avait pour la résistance absolue

de la bobine tournante 109â48144 j— ,et Ton en

secondes

déduisait celle du conducteur en maillechort main*

tenue à une température constante. La résistance de ce

conducteur était donnée par la moyenne des expériences

ainsi faites.

A la suite des expériences de 1863, on a établi un éta-

10 mètres

Ion provisoire représentant l'unité absolue ^ —

'^ '^ secondes

avec une approximation qu'on a évaluée à 0,2A p. 100.

Ail. En 186A, les expériences ont été plus nombreuses; on a fait varier la vitesse de rotation de la bo* imà tournante dans des limites plus étendues, de ilO à 600 révolutions par minute, les diverses longueucs avaieiit éié mesurées avec nne plus grande précision, et l'on avait pris encore pbis de précautions pour éviter les cbances d'erreurs.

On a établi un second étalon qui diffère de 0,16 pour 100 de oelui de 1&63 et leprésente Tunitô ab-

solue avec une approximation évaluée à 04 pour 100.

Enfin on a pris une moyenne entre les deux étalons de 1863 et de 186A, en attribuant à ce dernier une importance cinq fois plus grande qu'au premier, en raison du plus grand nombre d'expériences qui ont servi à le déterminer. C'est cette moyenne qni constitue l'étalon définitif dont plusieurs types sont conservés dans les archives de l'Association scientifique et qui a reçu le nom iï unité B.A ou d'ohm.

D'après la commission de l'Association britannique, cet étalon représente la véritable valeur de l'unité absolue

10'' mètres

T — avec une approximation d'environ 0,08 p. 100.

secondes '^^ *

il2. On passe facilement de l'ohm à l'unité absolue, prise par rapport à des unités de longueur et de temps quelconques, en multipliant l'ohm par le rapport du nombre de mètres que contient la nouvelle unité de longueur, au nombre de secondes que contient la nouvelle unité de temps.

Ainsi, le pied anglais étant égal h 0'",3048, l'unité &b-

10' pieds

solue ^—ï— a pour valeur 0,30i8 ohms.

seconde '^ '

A13. D'autres déterminations de l'unité absolue

mètre

, ont été effectuées à diverses reprises et ont conseconde '^

duit à des résultats un peu diOérents de celui qui a été

admis à la suite des expériences de la sous-commission

de l'Association scientifique.

Ainsi Weber, par les méthodes qui ont été indiquées

sommairement aux n*' 2A2 et 2A8, avait trouvé d'abord

une valeur qui correspond à 1,05 ohm (*); une expé-

10'' pied (V Le chiffre troaré par Weber pour l'unité absolue — ^ , oorres-

rience nonvelle, effectuée en 1862, Ta conduit, pour To-

10^ mètre nité absolue 3 — à une valeur qui correspond à

seconde ^ '^

0,9191 ohms.

M. Kolrausch a trouvé, par une méthode analogue à celle de Weber, le chiffre 1,009 ohms.

Enfin plus récemment, H. Lorenz, par un procédé différent, fondé sur le développement des courants d'induction dans un plateau tournant sous l'influence du magnétisme terrestre, a trouvé des nombres dont la moyenne correspond à 0,968 ohms (*).

La difiSculté de reproduire et de comparer des étalons et des bobines avec une précision suffisante dans des conditions absolument identiques de température ne suffit pas pour rendre compte de ces différences.

MA. Quoi qu'il en soit, si le chiffi*e 0,08 p. 100, indiqué par la commission de l'Association scientifique pour l'approximation avec laquelle son étalon représente la véritable valeur de Tunité absolue 3 — ,

secondes

est peut-être un peu exagéré, nous pensons cependant que l'ohm s'en rapproche assez pour qu'on puisse le prendre pour base dans la plupart des calculs où l'on peut avoir à faire intervenir la résistance d'un circuit avec sa signification mécanique. L'introduction de cette grandeur dans l'étude ordinaire de l'électricité constitue un pas important pour

1(y mètre pondait k 0,3202 ohm, ce qui donne pour Vanité abcoloe ^^^^^^

JL— - = 1,0s ohm.

(^) Jowmal de physique^ 1879.

la science, et les savants qui ont contribué à la déterminer et à la faire adopter dans la pratique méritent la reconnaissance de tous ceux qu'intéresse l'étude de r électricité.

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