MUST
Elle fut ainsi amenée à l'extérieur par des tractions combinées avec la dissection. Quelques tractions énerg'ques vinrent démontrer qu’elle était solidement fixée par un pédicule à la face postérieure du maxillaire, audessous des apophyses géni, siège que l’on put vérifier par l'exploration avec le doigt indicateur.
Le pédicule fut sectionné avec des ciseaux courbes, et la surface d'implantation légèrement ruginée avec la pointe des ciseaux pour éviter toute récidive.
L'écoulement de sang fut insignifiant. M. Combalat introduisit une petite éponge dans cette cavité accidentelle, afin de faire cesser tout suinterment hémorrhagique, éponge qu'il remplaça par deux petits tampons de charpie fixés chacun par un fil, imbibés d’un mélange d’eau et d’alcoo! à parties égales.
5 mars, L’adhérence de la muqueuse au plancher de la bouche était complète. La langue avait repris sa position normale, et le malade pouvait manger comme à l’ordinaire.
L'adhésion des deux parois de toute la cavité se fit rapidement.
15. Guérison complète. Un peu de tuméfiction encore, qui disparaît le
22, jour de la sortie.
[. — ANATOMIE PATHOLOG!QUE.
J'emprunte encore cette description à l'observation de M. Combalat.
La tumeur siégeait dans le tissu cellulaire sous-muqueux du plancher de la bouche, entre les deux génio-glosses. Elle les avait séparées en se développant, et la langue avait été refoulée en arrière. Aucun phénomène de compression sur les organes voisins. Les canaux salivaires étaient intacts. On constatait une légère dépression au niveau des apophyses géni, comme dans les cas de kystes dermoïdes du sourcil.
La poche se compose de deux tuniques. La tunique externe est fibreuse, blanche et résistante; la tunique interne est lisse et légèrement rosée.
Sur une coupe faite après durcissement dans l'acide pricrique, la gomme et l'alcool, et colorée au picro-carminate d’ammoniaque, on observe, en allant de la surface interne du kyste à la surface externe :