‹ Des GrenouilletesChapitre 34 sur 39 · IT · texte numérisé non relu

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Après l'étude générale des méthodes. de traitement, j'en arrive à les appliquer aux différentes grenouillettes.

GRENOUILLETTE SUBLINGUALE VULGAIRE.

Ici, le but de l'opération doit être évidemment d’oblitérer la cavité.

Les injections iodées ou alcooliques et l’excision suivie de cautérisation se disputent la préséance. Les injections occasionnent plus d’accidents, sont plus sujettes à récidive, et ne sont pas d’une application aussi générale .

Voici comment il faudrait pratiquer, le cas échéant.

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On fait une ponction avec un trocart un peu volumineux, à cause de la viscosité habituelle du liquide. Lorsque celui-ci s’est écoulé par la canule, il est nécessaire de laver abondamment les parois du kyste par des injections réitérées d’eau, jusqu’à ce que celle-ci ressorte claire. C’est le seul moyen d'assurer l’action de l'injection modificatrice sur la surface interne du kyste.

Si l’on voulait éviter le contact direct de la solution iodée avec la muqueuse buccale, on pourrait injecter de l’eau-de-vie à 600, ou encore du vin rouge chaud.

Mais le traitement le plus sûr est l’excision suivie de cautérisation, d’après la pratique de M. Gosselin, que je prends dans le Compendium :

« Dans une première séance, M. Gosselin fait une large excision, en transperçant la tumeur avec un ténaculum et coupant avec des ciseaux courbes au-dessous de cet instrument. Il voit aussitôt le liquide glaireux s’écouler, et porte le doigt ou une sonde de femme vers l’extrémité postérieure de la plaie pour chercher si la cavité se prolonge loin de ce côlé ; s’il en est ainsi, il agrandit avec des ciseaux. Il porte alors le crayon d’azotate d'argent sur tout ce qui reste de la surface interne de la poche. Le lendemain, il rouvre avec une sonde cannelée la plaie, dont les deux bords sont déjà agglutinés, et porte de nouveau le crayon d’azotate d’argent sur la surface interne du kyste. Le surlendemain il en fait autant ; puis, tous les deux jours, il revient à la cautérisation, après avoir écarté de nouveau avec la sonde cannelée ou le stylet les deux bords de la plaie. Lorsqu'il s'aperçoit que la réunion est déjà solide vers une des extrémités, et que le stylet indique la présente d’un trajet, il fait de nouveau une incision sur ce point et cautérise. En général, cinq cautérisations successives et une ou deux incisions secondaires lui ont suffi pour obtenir le résultat demandé. L'inflammation consécutive est modérée, on voit rarement le pus, mais on aperçoit chaque jour la surface granuleuse provoquée par la cauterisation. »

Il va sans dire que l’on peut substituer au nitrate d'argent un autre caustique: perchlorure de fer imbibant des tampons de charpie, chlorure de zinc, nitrate-acide de mercure, etc,

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