‹ Des Guérisons Tardives de la FolieChapitre 16 sur 30 · LYPÉMANIE AVEC 1DÉES DE PERSÉCUTION. — GUÉRISON APRÈS 15 ANS D'ASILE · texte numérisé non relu

LYPÉMANIE AVEC 1DÉES DE PERSÉCUTION. — GUÉRISON APRÈS 15 ANS D'ASILE

A... (Adolphe-Nicolas, né en 1828, marié, père de famille, employé au chemin de fer de l'Ouest, fut transféré en juin 1882, de l’Asile de

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Clermont où il était interné depuis le 25 février 1875, avec le certificat suivant :

« Lypémanie partielle avec hallucinations, persécuté. Plaintes et réclamations continuelles aux magistrats, ne s'occupe à rien. »

À son arrivée, le docteur Langlois le reconnut atteint d’hypochondrie avec maladies imaginaires ; le malade croit qu’il a la colonne vertébrale rompue, il prétend être injustement interné ; cependant il ne cessa jamais d’être calme et tranquille, il travailla même assitôt son arrivée dans les bureaux de l’Asile.

Peu à peu se développèrent en lui des idées mystiques, avec des craintes de persécution, il se plaignait toujours de son sort.

Cet état resta identique jusqu’en 1886, on constatait toujours chez lui les mêmes idées de persécution mais une légère amélioration semblait s'être opérée. À ce moment il contracta une pneumonie dont il attribua la cause à des ennemis imaginaires ; cette affection ne modifia guère son état mental.

Au contraire, en 1887 reparurent avec une nouvelle vigueur des idées de persécution et des craintes d’empoisonnement, il eut même des idées de grandeur.

Le 15 juin 1887. — [Le docteur Langlois notait : « Sans changement. À... est tranquille, il s'occupe régulièrement, possède les mêmes idées de persécution ».

En janvier 1888. — Légère amélioration. A... semble avoir un pen abandonné ses idées délirantes ; il est calme, travaille régulièrement dans les bureaux. — (D' LanGLois).

En janvier 1889, l'amélioration signalée dans l’état mental de M. A... persiste, cependant le malade se croit encore persécuté. La santé physique est bonne. — Le mieux ne fit qu'augmenter et en septembre 1890, le docteur Langlois certifiait que « M. A... ne présente plus aucun symptôme de folie, il est très calme, d’un caractère très doux et s’est toujours montré serviable et inoffensif. C’est un bon comptable qui travaille depuis longtemps dans les bureaux. — Signé : D' LANGLoIS ».

‘M. A... quitta l’Asile en octobre 1890, ses facultés n'étaient nullement affaiblies, son travail dans les bureaux lui permit d'entrer en qua-

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lité dé comptable dans une grande maison de commerce de Nancy, où il est encore occupé aujourd'hui. Il revient quelquefois à l’Asile, èt depuis sa sortie il n’a pas manifesté d'idées délirantes.

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