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Mais nous n'avons pas en vue toutes ces lésions nerveuses ; la folie réside avant tout dans un trouble psychique, elle n’est uniquement que ce trouble psychique, elle n'existe plus réellement lorsqu'il y a des lésions anatomiques dont elle peut n’être alors que la conséquence, comme dans la paralysie générale, le tabes, la sclérose en plaques, l'idiotie ou le crétinisme. Nous ne pourrions plus alors, comme le dit Blanche, parler de guérison tant que persisterait la lésion nerveuse, sans assurer en même temps la guérison de cette lésion.
Ceci posé, lorsque au cours de notre travail nous parlerons de guérisons tardives possibles, nous n’aurons jamais en vue les différentes formes de vésanies, frappées par tous d’incurabilité (épilepsie, idiotie, paralvsie générale, démence), nous ne nous occuperons que de la folie simple, avec ses nombreuses variétés, sans lésion connue, sans lésion appréciable, manie, lypémanie, mélancolie, mélancolie anxieuse, stupeut, délire des grandeurs, délire de persécution, du doute, de négation, folie à double forme, folie intermittente, et nous verrons, quelle que soit la chronicité de l’affection, qu'il peut survenir un rétablissement de l’état mental, une amélioration, une suspension de délire ; qu’il y a donc lieu de toujours réserver le pronostic : « Aucun signe certain, dit en effet Marandon de Montyel, ne permet d'affirmer que telle maladie (folie simple) est incurable, quoique l'incurabilité soit très probable quand la maladie dure depuis plusieurs années ».
Avant de citer maintenant les nombreuses et diverses opinions émises sur la curabilité de la folie et que nous
avons recherchées, nous tenons, en exprimant la nôtre, à BE ACN LE