‹ Des Hématomes de l'OvaireChapitre 13 sur 30 · SYMPTOMES ET DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

SYMPTOMES ET DIAGNOSTIC

La symptomatologie des hématomes ovariens est, dans le plus grand nombre des cas, très peu accusée et ne permet pas d'arriver à un diagnostic suffisamment affirmé. Lorsqu'en effet l’hémorragie intra-ovarienne apparaît comme une complication dans un cas de torsion du pédicule, d'un ovaire kystique ou encore comme une complication de la congestion ovarienne qui souvent accompagne des fibromes volumineux, dans ces casil est évident que l’hémorragie intra-ovarienne ne se traduira que par quelques symptômes douloureux incapables d’être interprétés d’une façon précise.

Dans d’autres cas, l’hémorragie ovarienne apparaîtra dans des conditions d’intégrité relative des organes génitaux et, en outre des symptômes subjectifs ressentis par la malade, le chirurgien pourra constater une tuméfaction locale d’un où des deux ovaires et l’on pourra interpréter d’une façon plus ou moins précise cette tuméfaction péri-utérine.

Les symptômes subjectifs ressentis par la malade

sont en général peu accusés et consistent dans une douleur localisée au siège de l'ovaire avec les irradiations classiques connues surtout à propos des inflammations de cet organe. Cette sensation douloureuse à peut-être. comme caractère dominant, la brusquerie de son apparition. Il importe aussi de se rappeler que ce début survient le plus souvent pendant la période menstruelle.

D'une façon générale, l'hémorragie ovarienne ne s'accompagne pas des signes généraux d’'hémorragie et la femme ne présente aucun symptôme d’anémie aiguë, sauf dans les cas exceptionnels où le foyer primitif de l’hémorragie s’est rompu et où un abondant épanchement de sang a lieu dans la cavité péritonéale. Dans ces cas exceptionnels, la symptomatologie rappellera les accidents analogues mais beaucoup plus fréquents que l’on observe dans les hématocèles ayant pour origine la rupture d’une grossesse tubaire.

Notons encore l'absence de phénomènes fébriles qui est la règle dans le cas d’hématome de l'ovaire et qui, dans une certaine limite, permettra de rejeter l’hypothèse d'une affection inflammatoire des annexes. Il ne faudra pas, à cet égard, être absolu, car nous savons combien souvent les suppurations localisées des trompes ou des ovaires peuvent évoluer sans élévationthermique.

Les symptômes objectifs seront fournis par le palper et par le toucher combinés. Nous savons, par l'étude anatomo-pathologique que nous avons faite, que les hématomes de l'ovaire sont en général de volume moyen, atteignant celui d'un citron ou d’une mandarine. On constatera donc la présence d'une tuméfaction latéro-utérine du volume indiqué.

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