‹ Des Hématomes de l'OvaireChapitre 16 sur 30 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

On peut parler de traitement préventif des hémorragies de l'ovaire à la condition de se contenter de généralités très banales. C’est ainsi que, pendant les périodes menstruelles, on devra recommander aux jeunes femmes d'éviter les fatigues physiques, les grandes marches, bien entendu, les traumatismes et surtout le traumatisme physiologique : les rapports sexuels. Ces mêmes précautions doivent être recommandées semblablement dans les jours qui précèdent et qui suivent la période des règles.

En dehors de la période menstruelle, il semble bien que les abus génitaux doivent être proscrits; mais nous doutons que notre recommandation produise un effet quelconque. Toutefois, il importerait — peut-être avec quelque chance d’être écouté — de déconseiller les rapports sexuels dans la convalescence des affections inflammatoires des annexes ; la congestion physiolo-

gique dans ces cas serait capable de provoquer des hémorragies.

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Supposons maintenant l’hématome constitué. Si le diagnostic est fait, on devra désirer la résorption spontanée de l’épanchement et se contenter, par conséquent, du repos, des applications locales de glace et, au besoin, de l’opium et des calmants pour apaiser les douleurs.

Si on constate, après quelques semaines, la persistance ou l'augmentation de la tuméfaction observée, on n'aura plus le droit de compter sur la résorption et il deviendra logique d’évacuer l’épanchement. On cherchera ce résultat, surtout par la voie vaginale, toutes les fois que la chose sera possible : il est certain que l’on peut affirmer la bénignité de semblables interventions. Quant aux diverses affections que l’on observe comme complication de l’hématome ovarien, elles sont plus spécialement tributaires des eaux chlorurées-sodiques, de Salies-de- Béarn en particulier.

On ne devrait avoir recours à la laparotomie que dans les cas où l’hématome est très volumineux ou bien encore quand son siège élevé rend difficile l’abordage vaginal. On devrait avoir recours à la voie abdominale dans les cas d’hémorragie péritonéale consécutive à la rupture d’un hématome d’un ovaire.

Telles sont les règles que nous croyons pouvoir formuler pour les cas où le diagnostic aurait été fait d’une manière affirmative où hypothétique. Mais nous avons vu dans le cours de notre travail que, bien souvent, les hémorragies ovariennes ont été confondues avec d’autres lésions de l’ovaire ou de la trompe, de sorte que dans la pratique, les indications suivies sont celles de la lésion annexielle à laquelle on a pensé,

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