IL RE
cellulaire fessier. Le volume peut varier de celui d’un œuf de poule à celui d’une tête d’adulte.
Certains hématomes sont pelviens; d’autres pelvi-abdominaux dépassent le détroit supérieur.
Ils soulèvent le péritoine, qui, parfois, rendu friable par des altérations antérieures, peut se déchirer, et alors secondairement l'hématome fait irruption dans la cavité péritonéale. C’est là, du reste, une complication redoutable, souvent mortelle.
La poche de l’hématome a une surface inégale, tomenteuse, présente de multiples diverticules pariétaux qui peuvent aller jusqu’au sacrum et à la paroi pelvienne. D'une paroi à l’autre sont tendus des tractus conjonctifs résistants.
Le sang épanché y subit l’évolution générale des thrombus sanguins. Il se coagule rapidement, le sérum se résorbe; et il ne reste plus qu'une masse cruorique qui tend vers l’organisation fibreuse.
Tripier a exécuté des expériences pour étudier le mécanisme de l’infiltration sanguine dans le lissu cellulaire du ligament large (/n thèse de Poncet agrégation, 1878). Tripier injectait du liquide coloré dans l'épaisseur d’un ligament sous pression moyenne et il obtenait une tumeur intraligamentaire de forme pyramidale à sommet supérieur. Si on pousse un peu plus de liquide, celui-ci passe en arrière et en bas où il s’accumule toujours. Si l'on continue à injecter, le liquide passe en arrière du rectum qui est reporté en avant, au centre de l’excavation pelvienne. Quand on à injecté 400 à 500 grammes, la muqueuse vaginale est imprégnée de la couleur du liquide. Quand on a injecté 2.500 grammes, le liquide décolle le péritoine des fosses
iliaques, puis celui de la paroi abdominale postérieure. Jamais le décollement ne va au delà de l'union du col et du corps utérin qui reste lisse et incolore.
Tripier à évalué, par une canule en Y, fixée dans les ligaments larges et reliée à un manomèlre et à une pompe, qu'il fallait environ une pression de deux atmosphères pour rompre le ligament.
. Ces expériences ne sont pas exécutées, bien entendu, dans les
mêmes conditions que sur le vivant, chez lequel les tissus ont une tonicité plus grande, mais elles rendent assez bien compte du mécanisme d'infiltration sanguine intraligamentaire. L'évolution anatomique de ces hématomes peut être la résorption qui est fréquente, la rupture dans le vagin (rare), dans le rectum (rare), l'effraclion intrapéritonéale, plus fréquente.