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Nous arrivons enfin au quatrième groupe d’hémorrhagies, celles qui se produisent dans certaines circonstances physiologiques ou accidentelles et qui dépendent d'un élat pathologique peu apparent:
< IV. — Groupe.
Les hémorrhagies que nous avons étudiées jusqu’à présent relevaient de causes bien définies, celles que nous allons passer en revue ont une origine beaucoup plus obscure, elles dépendent d’une prédisposition de lindividu plutôt que d’un état morbide bien caractérisé.
L'irritation de la muqueuse laryngée, d’origine quelconque (contraction trop violente des muscles du larynx pendant le chant ou dans un ‘accès de toux, sensation de froid ou de chaleur excessive, poussières ou fumées irritantes, hyperhémie consécutive à une violente émotion), telle sera la cause occasionnelle de l’hémorrhagie, mais pourquoi cette même cause ne produira-t-elle pas les mêmes effets chez les différents individus ? Pourquoi cette byperhémie disparaîtra-t-elle chez les uns aussi brusquement qu’elle s’est produite, tandis que chez les autres elle pourra occasionner la rupture des capillaires? Faut-il incriminer l’acuité plus grande de l'influence occasionnelle ? Non puisque cette cause déterminaate peut quelque-: fois passer inaperçue tellement elle ‘est insignifiante. Il faut donc conclure à l'existence de troubles de l’organisme antérieurs à l'accident. Ici se place la question des prédispositions individuelles.
L'influence de l’arthritisme et de l’herpétisme dans la
ue production des hémorrhagies n’est pas douteuse : « Chez l’herpétique, dit Lancereaux, (1) les artères assez généralement affectées des battements dans le jeune âge, deviennent flexueuses, rigides, perdent leur élasticité et s’élargissent avec les années.
« Le tissu masculaire des vaisseaux n’est pas plus que celui des viscères à l'abri des affections spasmodiques ; lui aussi est exposé à des actions nerveuses directes ou réflexes qui jettent un trouble plus ou moins profond dans les circulations locales, et de là des lésions diverses : hyperhémies, hémorrhagies, hydropisies, hypercrimies. »
Les varices intimement liées à ces états diathésiques, l’hémophilie, qui d’après Rokitansky et Virchow (V. Obs. XIT, Poyet), s’accompagnerait tantôt d’une ténuité extrême, tantôt d’une dégénérescence granulograisseuse des vaisseaux, les névroses, la chlorose, tous ces états pathologiques seuls ou combinés les uns aux autres prédisposent l'organisme aux hémorrhagies.
Les hémorrhagies cataméniales du larynx ont été signalées par Tobold, Strubing, Fraenkel, Sota y Lastra, Poyet, Moure, Ruault, etc. ;
Strubing a insisté sur les relations qui unissent les organes génitaux et le larynx. Moure donne une observalion de paralysie musculaire et de taches ecchymotiques accompagnant les règles.
Ces hémorrhagies se produisant pendant les règles indiquent presque toujours une maladie de l'organe par lequel elles se font jour (Stoltz, Dict. Jaccoud). On peut