‹ Des hémorragies secondaires: par blessures de guerre et de leur traitementChapitre 11 sur 40 · C... Célestin, ° régiment d'infanterie · texte numérisé non relu

C... Célestin, ° régiment d'infanterie

Blessé le 4 mai 1915, à 19 heures, par éclat d’obus, sur le canal de l’Yser.

Entré le 6 mai dans notre hôpital. Sa fiche porte comme diagnostic : fracture de jambe gauche. Nous intervenons aussitôt pour nettoyer Île foyer de fracture. 2H mai. — A la visite du matin, le blessé présente une température de 4o degrés. Le pied gauche et les orteils sont froids. La peau présente un aspect livide. Seule la région

dorsale est restée chaude. Devant les signes d'infection

DRASS

générale et d’ischémie locale on ampute au niveau de l’articulation péronéo-tibiale supérieure. Le soir même la température retombe à 37 degrés. ;

L'état général s'améliore de jour en jour ; le blessé est évacué le 28 mai en très bonne voie de guérison.

L'examen de la jambe, pratiqué pour vérifier l’état des artères, nous montra un petit pseudo-anévrisme (fauxsac fibrineux) rompu siégeant sur la tibiale postérieure à la hauteur de la fracture. Des caillots avaient dû en obstruer

ensuite l'ouverture.

6 Œdème. — Gonflement. — Ecchymose. — J. Fiolle, tout en y attachant peu de valeur, cite l’œdème du membre au-dessous de la plaie comme manifestation inconstante de plaie veineuse.

Au cours d’une intervention pour blessure de veine nous avons noté l'infiltration de sérosité du tissu cellulaire sous-cutanée (obs. XII p. 32). Nous l'avons souvent observé dans les cas d’hémorragie artérielle. :

Il peut être dû à une géne mécanique par hémathome, ou à l'infiltration des tissus par le sang, ou à la plaie vasculaire elle-même (lésions du sympathique), mais il faut faire la part de l'infection en même temps que celle des troubles circulatoires. On peut en dire autant du gonflement. Quant à l’ecchymose, l'observation suivante en montrera toute l'importance. |

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