‹ Des hémorragies secondaires: par blessures de guerre et de leur traitementChapitre 21 sur 40 · ÉTIOLOGIE. — PATHOGÉNIE. — ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ÉTIOLOGIE. — PATHOGÉNIE. — ANATOMIE PATHOLOGIQUE

$ 1. — ÉTiOLoGIE

Toute hémorragie secondaire a pour cause, une

solution de continuité du système circulatoire. Celle-ci siège tantôt au niveau d’une artère, tantôt au niveau d’une veine, tantôt au niveau des capillaires.

Dans les deux premiers cas, l'agent traumatisant est un projectile : éclat d'obus,de grenade, de bombe, de torpille, balle de fusil ou de mitrailleuse (fragmentée ou non, entrée ou sortie sans chemise) ; fragment d'os; corps étranger quelconque projeté par l'éclatement d'un obus ; quelquefois, c’est un drain, une opération sans hémostase soigneuse, une artérile de moignon d’artère chez un amputé.

Dans le troisième cas, où on ne trouve pas de vaisseau qui donne, il y a également solution de continuité puisqu'il y a hémorragie, mais les lésions portent sur des capillaires friables, en voie de sphacèle et le sang .passe d’autant plus facilement à tra-

vers leur parois non étanches, que lui-même n’&

plus la même texture: l'infection a altéré ses éléments propres et sa composilion.

A propos de cette variété d’hémorragie, il faut

donc bien isoler le rôle primordial de l'infection : l’'hémorragie ne se fait pas à un endroit déterminé comme dans le cas d'une perforation d’artère, mais le sang sourd de partout, c’est une hémorragie en nappe, non pas dans la plaie, mais de toute la plaie, quelquefois même loin de la plaie: moignon d’amputé, hématémèses d’origine infectieuse (Voir observations n° X et XI, p. 46 et 50).

Au contraire, si nous examinons les deux premières variétés précitées, nous trouvons une lésion localisée siégeant, soit sur une artère, soit sur les deux vaisseaux adjagents. SE

Nous pouvons donc conclure : ici lésions diffuses. etinfection généralisée, la lésion localisée et infeclion limitée. ï

Nous avons pu colliger depuis le début de la

guerre, un total de 41 observalions d'hémorragies secondaires réelles où virtuelles. M. Caraven a eu l’ob'igeance de nous en communiquer huit qui lui sont personnelles, les autres ont été recueillies dans son service ou dans celui de MM. Faix, Labarrière, Metzger, Tridon.

.: Le tableau suivant les résume d’après leurs variétés et d’après la nature de l’agent vulnérant. Nous avons fait place aux opérations préventives pour hémorragies que nous appelons virtuelles, c’est-àdire possibles en cas de non-intervention.

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