‹ Des hémorragies secondaires: par blessures de guerre et de leur traitementChapitre 37 sur 40 · OBSERVATION XXVIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXVIII

(Service de M. Tridon)

Hémorragies secondaires. — État infectieux. — Ligature à distance inutile car l'hémorragie récidive. — Guérison par simple tamponnement et surtout grâce à l’améliora-

tion de l'état général.

B... Henri, classe 1915, ° régiment d'infanterie.

Blessé le 5 novembre 1916, à 7 heures du soir, par éclats d'obus. Hémorragie primitive.

Blessures multiples : pied, cuisse, fesse, tête, épaule.

Entre dans notre hôpital le 6 novembre.

On examine le blessé. Certaines plaies exigent un débridement. M. Tridon intervient.

La plaie de l'épaule gauche (région postérieure) pénètre profondément vers le paquet vasculo-nerveux de l’aisselle. Une hémorragie assez abondante se fait du fond de la plaie.

Un tamponnement l’arrèête.

9 novembre. — En refaisant le pansement de l'épaule, nouvelle hémorragie. Anesthésie: découverte des vaisseaux du creux axillaire par la voie antérieure, ligature de la circonflexe et de la scapulaire inférieure.

Cette fois encore l'hémorragie a cessé avant qu'on fasse la ligature : elle ne se produit pas malgré le pétrissage des muscles. On serre le fil.

Les jours suivants, pas d’hémorragies au cours des pansements : l'intervention paraît avoir été salutaire.

Le pouls est normal mais la température monte à 40 degrés : on craint une complication pulmonaire... M. Mercier consulté ordonne: pyramidon, caféine, ventouses {il y a quelques râles à une base).

16 novembre. — Malgré la ligature à distance nouvelle hémorragie.

Les hémorragies se répètent ainsi jusqu'au 30 novembre. On intervient à nouveau, on débride et fait un curettage du

foyer par la plaie postérieure. Guérison.

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