OBSERVATION II
(Communiquée par M. Caraven.)
Blessé quarante-six heures auparavant (12 juin 1915).
Plaies multiples de jambe gauche avec fracture des os. Comme les artères du pied battent foutes bien on décide de tenter la conservation. Mais pendant le nettoyage de la
blessure on constate que les dégâts osseux sont considé-
RRCUS =——
rables, qu'une grosse artère est complètement coupée et on se rend compte qu'il vaut mieux amputer. Désarticulation du genou : un grand lambeau antérieur, un petit postérieur ; trois ligatures : une sur la poplitée, deux sur les artères du jumeau interne au centre du muscle.
Le 11 juin au soir, c’est-à-dire douze heures environ avant : l'opération, le D: Laurent constate que la pédieuse ne bat pas. La tibiale postérieure bat. Le 12 juin, immédiatement avant d'opérer, je constate des battements visibles au niveau de la pédieuse, mais elle bat moins fort que du côté sain.
Dissection.—La grosse artère vue coupée pendant l’opération est la tibiale antérieure. La tibiale postérieure est normale.
La circulation s’est donc rétablie rapidement dans la
pédieuse.
Ou bien il y a arrêt du pouls par tuméfaction : l'observation n° 3 qui suit en est un bel exemple : les battements de la pédieuse étaient absents et cependant la tibiale antérieure était normale. Il faut également compiler avec des spasmes artériels possibles.