‹ Des hémorrhagies intra-rachidiennesChapitre 16 sur 30 · C. Epilepsie · texte numérisé non relu

C. Epilepsie

OBS. XLV. — Lélut (Journ. kebd., I. VI, p. 305, 1830). — Hémorrhagie

extra-méningée. — Ramollissement et hémorrhagie du cerveau. — (Résumée.)

Attaque d’épilepsie violente chez un maniaque épileptique de 37 ans.

Symptômes. Mort subite dans une attaque d’épilepsie consécutive à plusieurs attaques qui venaient d’avoir lieu.

Durée. Deux ou trois heures.

Lésions. Grande épaisseur des os du crâne. Les vaisseaux et les sinus de la dure-mère contiennent une grande quantité de sang.

L’arachnoïde cérébrale est légèrement opaque sur les hémisphères; il est difficile de séparer la pie-mère du cerveau dans quelques points des faces supérieure et moyenne des deux hémisphères, surtout à gauche.

La masse encéphalique est molle.

Large ramollissement au niveau du lobe cérébral gauche, à la partie postérieure, hémorrhagie sous-arachnoïdienne à ce niveau.

Dans la région cervicale, entre la dure-mère et les parois du canal rachidien, sont épanchées 2 ou 3 onces de sang noir fluide. Le cordon rachidien et ses membranes me semblent à l’état normal.

OBS. XLVI. — Parchappe ( Traité de la folie, 1841, obs. 265, p. 275). — Hémorrhagie extra-méningée. — Hémorrhagie cérébrale et peut-être encéphalite. — Epilepsie. — (Résumée )

Homme de 45 ans.

Antécédents. Epilepsie. Deux attaques d’aliénation mentale. Symptômes. En dernier lieu, agitation, loquacité, accès épileptiques rapprochés, perte de connaissance, coma.

Lésions anatomiques. Injection des vaisseaux cérébraux; une des circonvolutions de l’insula de l’hémisphère gauche contient un caillot de sang du volume d’une noisette. Il est logé dans une cavité de la substance blanche indurée. Il existe dans le canal rachidien, en dehors de la dure-mère, un épanchement d’une cuillerée de sang coagulé qui tapisse la partie antérieure de ce canal dans toute la région lombaire. Dure-mère, dans la partie antérieure, fortement colorée en rouge et comme imbibée de sang. Moelle saine.

D. Chorée.

OBS. XLVII. — Botrel (Thèse, Paris, 1850, p. 12, De la chorée considérée comme affection rhumatismale). — Chorée. — Rhumatisme. — Hyperémie cérébro-spinale. — Suffusion sanguine dans le rachis. — Hypertrophie du cœur. — (Résumée.)

Garçon de 9 ans.

Début. — Il y a quinze jours se met les pieds dans l’eau froide; fatigue, douleurs articulaires. Chorée dans les muscles de la face et les membres thoraciques.

Symptômes. — 7 avril 1818, chorée générale intense, légère tuméfaction et douleur autour des poignets et articulations des mains.

Le 21, mouvement fébrile, abattement, tristesse, un peu de diarrhée. Les jours suivants, on observe quelques alternatives dans l’intensité des mouvements choréiques, mais sans amélioration réelle. Fièvre persiste. — Mort le 2 mai.

Lésions anatomiques. — Injection de la pie-mère et delasurface du cerveau. Infiltration sanguine haute de 2 cent, dans le canal rachidien entre les os et la dure-mère, aussi bien caractérisée en avant qu’en arrière; elle paraît récente, et le sang est à demi coagulé. A la région lombaire, membranes distendues, laissant sortir à l’incision de la sérosité légèrement sanguinolente.

Aspect mat de l’arachnoïde, vascularisation de la pie-mère, consistance normale de la moelle. Congestion pulmonaire. Cœur hypertrophié sans altération des orifices (1).

OBS. XLVIII. — Fuller [The Lancet, 18G2, t. I, p. 515.) — Epanchement

de sang dans le canal rachidien dans un cas de chorée observé îi Saint-

George’s hospital. — (Résumée.)

Anne H. H. âgée de 9 ans. — Deux ans auparavant soignée avec succès pour une chorée. Cinq mois avant son entrée, eut lascarlatine ; entre à l’hôpital avec une chorée grave qui l’empêchait de dormir depuis dix nuits; les mouvements étaient surtout continuels aux jambes, à la face et à la nuque.

Quatre jours après son entrée des eschares se formèrent; elle mourut le dixième jour d’épuisement.

Autopsie. — Adhérences récentes du péricarde. Hépatisation pulmonaire; les enveloppes de la moelle sont très injectées, la moelle elle-mêmeest saine; en l’enlevant du canal rachidien, on trouve des extravasations sanguines au niveau du corps des vertèbres dorsales

(d) Le même auteur a rapporté un autre cas de ce genre (chorée rhumatismale avec hémorrhagie extra-méningée), observé chez à un jeune garçon de 13 ans.

et lombaires, d’autant plus larges qu’elles sont plus inférieures. Elles siègent, quelques-unes entre le périoste et la dure-mère, la plupart entre le périoste et l’os; les plexus rachidiens sont gorgés de sang.

E. Maladies inflammatoires du système nerveux.

OBS, XLIX. — Galmeil {Mal. infl. du cerveau, t. I, p. 167, 1859). — Hémorrhagie extra-méningée dans une périencéplialite (Résumée).

Femme de 47 ans.

Antécédents. — Hérédité vésanique, caractère violent, tentatives de suicide.

Début. — Délire éphémère rémittent pendant deux mois.

Symptômes. — Tout à coup , délire général, continu, très-aigu avec fièvre. Loquacité, gesles désordonnés, yeux brillants, langue sèche, retirée au fond de la bouche ; déglutition presque impossible.

Durée. — Mort le douzième jour.

Lésions anatomiques . — Vaisseaux cérébraux très-injectés ; légère infiltration sous-arachnoïdienne. Vaste épanchement sanguin à la partie postérieure delà surface externe delà dure-mère rachidienne, commençant à la fin de la région cervicale, étendu jusqu’à la terminaison de la moelle. L’hémorrhagie est constituée par une épaisse couche de sang coagulé.

L’auteur rapporte ce cas aux périencéphalites à forme insidieuse.

OBS. L. — Calmeil (7V. des mal. infl. du cerveau, t. I, p. 55, 1859). — Hémorrhagie spinale sous-arachnoïdienne (Résumée).

Femme de 80 ans.

Démence sénile. Mort subite au bout de six mois de démence.

Caillots fibrineux dans plusieurs veines de la convexité et dans le sinus longitudinal supérieur. Hémorrhagie entre l’arachnoïde viscérale de la moelle épinière et la membrane propre de cette moelle; la couche de sang coagulé fait le tour de l’organe, plus épaisse en arrière qu’en avant. A la partie inférieure de la moelle, on trouve quelques ecchymoses.

OBS. LI. — Calmeil {Mal. infl. du cerveau, t. I, p. 47, 1859.) — Hémorrhagie méningée spinale sous-arachnoïdienne dans l’alcoolisme avec aliénation mentale (Résumée).

Homme de 23 ans. Alcoolisme, aliénation mentale.

Début. — Au commencement de janvier 1826, fse livre plus à la boisson ; envoyé le 25 à Charenton comme monomane.

Symptômes. — Attaque apoplectique subite, saillie des yeux, gonflement du cou, contractions saccadées, ébranlant la tête, secousses des membres. Pouls petit, difficile à trouver. Contraction des muscles de la face. Tête sans cesse ébranlée par des contractions saccadées, qui ne lui permettent pas de rester une seconde dans la même place.

Lésions anatomiques. — Autour de la masse encéphalique et de la moelle, entre l’arachnoïde et la pie-mère, couche de sang en gelée, et, de plus, sang liquide infiltré dans la pie-mère. Moelle ferme. Injection de l’encéphale. Hémorrhagie au pourtour du prolongement rachidien; le sang paraît contenu entre la membrane propre et l’arachnoïde. La protubérance annulaire et toutes les portions de la moelle spinale ne sont que fermes, sans paraître autrement modifiées.

OBS. LU. — Ollivier d’Angers {Mal. de la moelle épinière, t. II, p. 330).

— Hémorrhagie extra-méningée dans une méningo-myélite. — (Résumée.)

Enfant de 22 mois.

début. Coliques et diarrhée. Convulsions.

Symptômes. —Paralysie incomplète des deux jambes. Douleurs abdominales, avec ballonnement du ventre,. Les convulsions se renouvellent, avec roideur du tronc, trismus et contorsion de la bouche. Les membres abdominaux sont entièrement paralysés, mais trèssensibles et douloureux. Douleurs de tête. Les convulsions reparaissent.

Durée. Marche chronique, avec intervalles de temps, et la guérison est parfaite. C’est à la suite d’une pneumonie intercurrente, qu’arrivent les phénomènes terminaux, dix mois après le début des premiers accidents.

Lésions anatomiques. — Épanchement de sang très-abondant entre la dure-mère et les vertèbres, surtout dans la région lombaire, au niveau des deux premières vertèbres lombaires et de la dernière dorsale. Dure-mère fort épaisse et très-dure, rouge foncé dans les points au contact de l’épanchement, par imbibition cadavérique. Rien à noter dans les autres méninges. Moelle du renflement lombaire ramollie, semi-fluide, jaunâtre, striée de sang; sous l’action d’un filet d’eau, continuée pendant dix minutes, il ne reste plus qu’un lacis de vaisseaux gorgés de sang. Depuis la 8e dorsale, en remontant vers le cou, le tissu médullaire devient de plus en plus dense, de sorte qu’au niveau du renflement cervical il criait sous le tranchant du scalpel; substance grise, au contraire, molle et rougeâtre. Exposée à l’air, privée de ses enveloppes, la moelle conserve sa dureté.

Bulbe, protubérance, également durs et résistants, de même que

les pédoncules cérébraux et les tubercules quadrijumeaux. Reste de l’encéphale et méninges sains.

Observation particulière. — Les réflexions faites par l’auteur, à la suite do sa longue observation, ne portent pas sur l’hémorrhagie méningée.

OBS. L1II. — Hache ( Journ . liebd., 1833, t. XI, p. 279). — Extrait fait par

Gintrac, t. VIII, p. 727. — Méningite cérébro-spinale sporadique. — Hémorrhagie extra-méningée.

Garçon do 9 ans, bien constitué, joues colorées; en septembre, coliques, vomissements. Le 16 décembre, perte subite de connaissance, membres roides, immobiles ou agités de mouvements convulsifs; vomissements, évacuations involontaires, yeux fermés, dents serrées.

Le 17, décubitus dorsal, yeux fermés, léger strabisme de l’œil gauche, pupilles dilatées, non contractiles; les globes oculaires exécutent de temps à autre des mouvements latéraux très-lents; bouche écumeuse, dents serrées, cou étendu et raide, avant-bras fléchis et contracturés, doigts fléchis, embrassant le pouce; membres inférieurs étendus, roides, immobiles. Plaintes, contractions des muscles de la face quand on pince la peau, surtout celle des membres supérieurs. Pas de mouvements volontaires ; intelligence, parole nulles; peau chaude, pouls assez développé à Mo, 28 inspirations, déglutition impossible; muscles droits du ventre contractés.

Le 18, face altérée, pâle ; yeux fermés, fixes, entourés d’un demicercle noirâtre; pupilles peu dilatées, insensibles; contracture persistante du tronc et des membres, sensibilité éteinte, pouls filiforme, très-fréquent, respiration très-accélérée, râle trachéal, écume à la bouche ; mort le même jour.

Caillot rougeâtre dans le sinus longitudinal supérieur. Injection des gros vaisseaux de la pie-mère. État à peu près normal dans l’encéphale. Dans le rachis, la surface externe de la dure-mère de la région cervicale est recouverte de sang coagulé. Peu de sérosité dans la cavité de l’arachnoïde. Pie-mère fortement injectée en rouge vif à sa surface interne. Moelle très-molle et pulpeuse depuis le renflement cervical jusqu’à la queue de cheval; le ramollissement est plus marqué dans la région cervicale que dans les régions dorsale et lombaire; il appartient principalement à la substance blanche, devenue jaunâtre; la substance grise est restée plus ferme. Rien de remarquable à l’origine des nerfs. Quelques ganglions bronchiques tuberculeux. Traces de gastrite.

G. Maladies de l’abdomen (1).

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