PREMIÈRE PARTIE
Hémorrhagies méningées.
Les conditions variables dans lesquelles les hémorrhagies méningées prennent naissance fournissent les éléments principaux d’une division étiologique. Tantôt l’hémorrhagie, quelque soit son siège, constitue la lésion protopathique ; dans d’autres circonstances, au contraire, la suffusion sanguine n’est que la manifestation locale d’une maladie plus générale ; tantôt enfin, c’est une simple complication. Il y aurait donc lieu, pour se conformer aux notions de la pathologie générale, de les diviser en hémorrhagies primitives ou protopathiques, hémorrhagies symptomatiques et en hémorrhagies deutéropathiques.
Mais, dans l’état actuel de nos connaissances, il est loin d’être facile de décider quelle est la nature d’une hémorrhagie , et le pourrions -nous, que nous serions encore arrêté à chaque instant par les difficultés dans l’interprétation des faits particuliers.
Aussi, ne reprendrons-nous pas, à proposdeshémorrhagies intra-rachidiennes, l’étude encore fort imparfaite de la pathologie générale des hémorrhagies.
Nous nous contenterons de classer les faits de ma-
nière à rapprocher ceux qui se ressemblent le plus, et cela suivant les exigences de chaque partie de notre sujet. Or, on trouve dans la science des faits d’irruption directe du sang dans les méninges antérieurement saines, et d’autres cas dans lesquels l’hémorrhagie vient compliquer une affection inflammatoire des méninges.
Nous avons donc à décrire :
1° Les hémorrhagies proprement dites ou Y hématorachis.
2° La pachy méningite spinale hémorrhagique.