‹ Des hémorrhagies intrarachidiennes thèse présentée au concours pour l'agrégation section de médecine et de médecine légale, et soutenue à la Faculté de médecine de Paris le 26 avril 1872Chapitre 10 sur 26 · Tninii»liMie · texte numérisé non relu

Tninii»liMie

OBS. XXX\1I. — J. Heavisich (Astley Cooper, trad. Riclielot oi Chaasoignao, p. 187). — Ëpauohemeat dans le canal rachidiftD. (Résumée.)

Enfant de i'i ans (juin 1844).

Causes. Tète et vertèbres cervicales fortement portées en arrière par un obstacle pendant que l'en&nt se balançait sur une escarpo* lette.

Au mois de mai suivant, premières douleurs.

Sj/mpttjinex. Douleurs dans la tète et la nuque, muscles postérieurs durs et douloureux. Mouvements volontaires difficiles.

Le 29 mai. Sensation de brûlure au défaut des côtes ; puis, le lendemain, froid au même point. Pouls et température normaux.

7 juin, llespiration laborieuse; mort le 8 juin.

Duré,'. De juin 1814 à juin 181îi.

Autopsie. Cerveau sain. Moelle saine. Épanchen.ent de sang entre les méninges et les vertèbres depuis la première cervicale jusqu'à la deuxième dorsale inclusivement. — Une petite portion de ce sang est coagulée.

OBS* XZXVIIL — GhAlvet(Bztraitdes piooès-Twbauz da la Sue. anat, juillet i8S9j p. 248}.— Hémorrhagia spinale extra-mfoingée.

Homme de 54 ans.

Chute dans un escalier.

Symptômes. Immédiatement après Taccident, convulsions violentes, pendant lesquelles on entendait, à distance, des craquements dans tout le corps.

Lésions. — Fractures du fémur, del'humérus, de six côtes» de la

clavicule, de la rotule.

Rien dans le cerveau.

L'ouverture du canal vertébral a révélé une bémorrhagie abondante, située tout entière en dehors des méninge, et qui explique

les convulsions et la mort rapide du malade. Rien dans l'arachnoïde ni dans la moelle. Il est impossible do savoir si l'hèmorrhagie a causé ou suivi la chute. 11 n'y avait pas de fracture de la colonne vcrLébralc.

(1) Oq trouvera sur le traumatisme des renseignements intéressants dans la thihiede Lnu^^ier (Paris;; et surtout dans le mfoxHre d^àoité de Orurlt. Nous ne rapportona ici que deux eumples parmi ceux qui noua ont servi dans notre analyse des symptômes souvent fort peu nets dans «s osa.

S* Matadles dm BjBlénM Mrvenz*

A. Tétanos des nouveau-nés,

OBS. XXXIX. — Rapport du ElsmsoF sur les om oboervé* dam les salles d'accouchements du Catharinen Hospital à Stattgsfd^du i'jiiillirt 1838 au 80 jnio 1834. — (Schmidt'tJahrb,, 1836.)

Trois garçons et uno fillo, nés à terme.

Dan&â cas, mauvais état moral de la mère ; chute du cordon ;

refroidissement.

Cinquième jour do la vie, tétanos du cinquième jour de la naissance au huitième.

Lésions anatomiques. Principalement une abondante extravasation de sang foncé, demi-coagulé (parfois de la sérosité sanguinolente) on dehors de la dureHnère, le long du canal rachidien. La moelle et les méninges no prf'sentent qn'une injection plus ou moins forte de la pie-mère, surtout à sa partie postérieure; les viscères sont plus ou moins congestionnés ; les artères et lu veine ombilicale sont normales. Dans un cas il y avait du sang demi-caillé sur la partie postérieure et supérieure du lobe gauche du cerveau et sous la tente du cervelet, ainsi que dans la fosse oedpalc jusqu'au grand trou. Dans deux cas Tlntestin grêle et une partie du gros intestin étaient rétrécis.

Obs. parlicuUères de l'auteur. 11 s'agit donc ici d'un tétanos traunntique, se tenmnant par apoplexie de la moelle et d'une partie du cerveau.

OBS. XL. — £l£Messer (Second rapport, loc cit.).

Garçon né à terme et bien développé. L'accouchement est excessivement rapide et l'onfant cric très-fort, puis tombe dans la mort apparente apoplectique, avec respiration très-pénible râlante et par fois sifflante. L'inspiration est excessivement courte. L'enfant présente altematimement des accès de syncope etd'asphysie, ne par^ vient jamais à respirer complètement et meurt au bout de vingtdeux heures.

Autopsie. Extravasation sanguine occupant de haut en bas le canal rachidien et recouvrant partout la moelle. Celle-ci et ses enveloppes présentent leur disposition normale; seulement on remarque, à la partie postérieure jusqu'à la queue de cheval, un réseau veineux très-développé et, à la partie antérieure, un seul vaisseau iigecté, allant de haut en bas. Le cerveau, ses enveloppes et les sinus sont gorgés de sang. Le thymus a sa texture normale ; sa couleur est rouge de chair, ses dimensio ns très-grand es c t so n po id s de 238 grai ns .

Le corps thyroïde est aussi très-développé, surtout le lobe droit, et entoara drcalairement le canal aôiîen. Los eftvitêB du cœur et raorte contiennent beaucoup de caillots sanguins. Le trou ovale et le conduit d'Âran. sont ouverte ; le t(Oa de Botal est fermé. Los poumons sont d'un rouge clnir ot un peu pressés contre la colonne vertébrale. Le pourpo'i droit pèse 5SU grains; le gauche 4.-i''2. Le foie normalemeut conformé pèse 2,228 grains. Le poids du poumon est au poids du corps comme 1 : 61,62 ; celui du foie comme i : 37,54. Celui du poumon & celui du foie comme 1 : S,15. Ce câas peut être rapproché de deux autres opservôs par Krombholz (Med. gericht. Untersuch. nnd Gutochten. Erste? Heft. Prag 1831). Ces deux enfants moururent d'asphyxie et de paralysie, par hypertrophie du thymus. Dans l'un de ces cas, le thymus pesait 208 grains ; dans Tautre, t8S.

OfiS. XU. ^ VMnmfnski {Gaz. méd., 18i7, p. 838% — Uémorrbagie eartra^mêningée. — Mémoire sur le tétanos' des Douveau^nés.

Dans 16 cas, sur 35 observés, le canal vertébral examiné scrupuleusement présentait dans touteia longueur, dans l'espace compris entre lu dure-mère et le canal même, un épanchemomcnt abondant d'un sang noirdtre, liquide ou demi-coagulé. Quelquefois l'épanchemeuL se bornait à une seule région, par oxe.xp!c la cervicale ou la dorsale, sans cependant en exempter absolument les autres. Dans quelques cas, une couche de sang coagulé, partout également épaisse, séparait la moelle épiniére dans toute sa circonférence du canal osseux. Sept fois on a trouvé l'extravasatinn du sang jointe à un épanrhornent de sérum; chacun de ces liquides occupait une autre place ; quelquefois la quantité de sang l'emportait sur celle du sérum, et vice versa.

Méninges injectées ; deux fois moelle épiniëre très-rouge ; dans tous les autres cas e.xempto de toute altération.

L'auteur attribue la mort à l'épanchement, et les phénomènes convulsifs et tétaniques à la congestion.

OBS.XLII. - Thore (yérch. génér, dt méd., t. VIII, iS45, p. 203). — Hémorriiogie ejctra-mémagée spinale. (Résumée.)

Enfant de 6 jours.

Symptômes, Contracture générale tétanique, secousses convulsives intermittentes. Respiration haletante ; saccadée, 70 à 80 inspirations par minute. Pouls dur, fréquent, 154 pulsations par minute ; peau rouge, violacée, chaude.

Durée : Quelques heum.

Lésions anatomiques» Hémorrhagie aux régions cervicale et dorsale, entre la dure-mère et les vertèbres. Caillots sanguins, aplatis et comme écrasés, sang noirAtre et consistant. Plaques de Peyer saillantes et p&les.

Les faits précédents nous paraissant être des exem- . pies suffisants de la maladie et des lésions décrites sous le nom de tétanos des nouveau-nés.

Nous ajouterons encore les renseignements bibliographiques suivants :

Ollivier d'ânggrs. — Traité des maladies <de la moelle épinière, 3e éd., Paris, 1837.

Cbderscuyuld. Observations faites à Stockulm ea i83o (traduction de M. Busch dans le Zeitschrift fQr Gebarskunde von Siebold, etc., 1841, f. 10, no 3, et Àrch. gto. méd., 3« série, t.XIII« 184â). Cité par M. Parrot, dans son mémoire en cours de publication.

Webeh de Kiel (Beitr&ge zur pathologischen Anatomie der Neugeborncn, 4851).

Fbibdlbbbn. — Sur les apoplexies des centres nerveux chez les nouveau^nés, principalement Tapoplezie méningée et ses résultats. .(Arch. f. phys. Heilk., XIV, 4 et 2, 1855.)

Hkrvieux. ~ Tétanos des nouvean-nés (Bulletin de Soc. mêd. des hôpitaux, 1862).

B. Tétanos.

OBS. XLIII. Pond {JmuUi twnwiv. d£ Med.y mars 1828 ; Âreh. gin» de

m(^d., t. XVIH, p. ^OG). — Tétanos morfol, altératiOD romarquable

de lii moelle épinière propre à démoutrer les fonctions diventes des racines rachidiennes.

Valentinis Pasqua, -44 ans, blanchisscupe , rc??ont, le 8 octobre 1827, une difficulté prononcée dans les mouvements do la m&choire inférieure, avec un sentiment de rigidité dans le cou et de tension dans les membres: ces accidents augmentèrent progressivement, et elle entra à l'hôpital le 40 du même mois. Gontractions tétaniques du tronc et des membres 'b'èe-prononcées, ainsi quo ]n trismus. Tronc renversé en arrière, membres supérieurs raides dans l'extension, fortement rapprochés du thorax, et portés un peu en arrière ; les inférieurs étaient également raides et dans l'extension. Respiration fréquente, assez bruyante. Gonsti-pation ; urines rares ; pouls fort et fréquent, peau chaude et sèche; facultés intcllectuolles intactes; peau sensible dans tous les points de ; u surra::c; l-uv^ue r.mgo, Sî''che. Os divers symptotnes allèrent en augmentant d intensité' jusqu'au troisième jour, à dater de leur invasion, et se terminèrent par la mort.

Autopsie* Cerveau et cervelet sains. La cavité du canal rachidien

contenait une quantité de sérosité pins abondante que dans Vétat . normal et sanguinolente. Aucune altération de rarachnoïde spinale. Injection vasculaire bien plus co^^illt' raI)lo sur la face antérieure, que sur la face post/Ticure de la pin-mère rachidienne. La moelle alJong(''e était saine, mais immiMliatement au-dessous de l'entre-croisement des pyramides aulérieurea, la moelle présentait dans toute l'étendue de sa moitié antérieure une multitude de petits renflements granuleux, sphéroïdes ou oblongs. Ces renflements variaient de grosseur, depuis celle d'un' grain de millet jusqu'à celle d'une lentille, et ne pouvaient être confondus avec les sillons et les rides transversales qu'on observe sur la moelle lorsqu'elle est enlevée du canal vertébral el dépourvue de ses membranes. La moelle était très-molle, convertie en une substance pultacêe entièrement formée par l'agglomération des renflements globuleux qui viennent d'être décrits. La moitié postérieure de la moelle était exactement dans l'état normal. L'altération décrite n'intéressait que la substance blanche des cordons antérieurs. Les Ulets d'origine et les nerfs rachidiens antérieurs étaient sensible» ment diminués de grosseur, et quelques-uns d'entre eux présentaient de légers renflements. Les nerfs rachidiens postérieurs avaient, au contraire, leur volume et leur consistance normaux.

OBS. XUV. Bellingieri (Jimo/. tmîv. di Med.,^. 217, m&rs 1834; Gax, méd., 1884, p. 217}. — (BéBuroée.)

Jeune fille de 13 ans, habitant une chambre humide. Début Assez lent.

Symptômes. Douleurs à l'épaule, cou, occiput, raideur du cou, gônn de la déglutition et do la in;isiication. Doulour le long de l'épine dorsale, tiraillement des meinhrcs inférieurs; paralysie et raideur des membres inférieurs, de la tête et du cou, puis opistothoûos, pupille rétrécie, rire sardonique, sensibilité normale, pouls petit, 104. Abdomen contracté, incontinence d'urine, constipation constriction de la gorge, asphyxie. Mort.

Durée. Neuf jours,

Usiom anatomiqiics. Extravasation sanguine sur la dure-mère rachidienne, de la troisième à la sixième vertèbre dorsale, ainsi que vis-à-vis les dernières dorsales et les premières lombaires. Injection de la pie-mère dans toute la partie postérieure de la moelle. Injection de la pie-mère crânienne. Exsudation sanguine dans la cavité arachnoîdienne.

On peut encore consulter sur le tétanos :

Brunn Casper's Wochenschrift, 1833, t. II, p. 1126. Rcpp. Trismus u. Tctanus. Rust's Magazin, t. LV, p. 268.)

RpiJGGENMANN. An. in Schmidt's Jahrb., 1836.

GuifisiMGfiA. Arch. der tieilkunde, iHQ"!.

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