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ARTICLE VII

Traitement général des hémorrhagies.

Le traitement général des hémorrhagies traumatiques ne doit être considéré que comme un auxiliaire au traitement local, mais cet auxiliaire n’est pas sans importance. Il se compose de plusieurs ordres de moyens qui s’adressent à des époques différentes. Les premiers s’appliquent au premier temps de l’hémorrhagie , à l’époque où le système circulatoire jouit encore de toute son énergie, et où la masse du sang n’est point encore notablement diminuée. Les seconds ont pour but de combattre la faiblesse et l’anémie.

En tête des moyens du premier ordre, on place le repos absolu, une diète sévère, les boissons froides et légèrement acidulées et aussi les

préparations de digitale. La saignée a aussi été conseillée, mais ce moyen demande à être dirigé par une main habile. On ne doit point oublier qu’ autant son efficacité est incontestable quand il s’agit de détourner un mouvement fluxionnaire actif, autant elle est incertaine, lorsqu’il s’agit d’une lésion de continuité. Elle peut pourtant avoir l’avantage en diminuant la masse du sang et la force d’impulsion du cœur, de donner une puissance relative plus grande aux moyens hémostatiques , mais on ne doit pas

perdre de vue que des pertes diminuent la plasticité du sang et par conséquent sa tendance à former le caillot obturateur.

Lorsque l’hémorrhagie continue de manière à produire des symptômes d’anémie, alors on doit chercher à soutenir le malade par des boissons fortifiantes, les amers, les ferrugineux et les analeptiques non excitans*

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