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bois qu'il tailla avec son couteau. Cette pelote comprima d'abord la hernie sans la maintenir complètement; mais, en persistant, en modifiant au fur et à mesure la pelote qu'il s'était construite, le malade parvint à maintenir sa hernie et à triompher là où les chirurgiens de Bicêtre avaient échoué. Dans le second cas, le malade n’avait pu trouver de bandage capable de contenir sa hernie; ilen construisit lui même un avec un succès complet.
Enfin M. Lannelongue emploie également la compression continue au moyen du sac de plomb ; mais il agit de toute autre façon et dans un but de thérapeutique différent. Il comprime la paroi abdominale au moyen d’un sac de plomb immédiatement au-dessus du pédicule herniaire, et il obtient ainsi une fatigue des muscles et un taxis infiniment plus facile. Il a communiqué à la société de chirurgie deux observations où il obtint la réduction par ce moyen.
Il est donc certain que l’on réduit des hernies irréductibles par une compression lente et méthodique de la hernie, en associant à ce traitement local. une diète modérée et quelques purgatifs. Mais ces hernies sont-elles réellement guéries ? Assurément non; il faut au malade souvent ignorant et exposé à des travaux pénibles un bandage de force à grosse pelote convexe, exerçant sur l'anneau inguinal une forte pression. La contention est parfois douloureuse et insuffisante. Comment en serait-il autrement avec cette faiblesse de parois abdominales et avec cette dilatation de Panneau inguinal ?
Nous devons en second lieu nous demander si, par ce moyen, on ose espérer laréduction de toutesles hernies irréductibles, et principalement de celles que nous étudions, Ces
masses lipomateuses, indurées, lobulées, constituées soit par l’épiploon, soit par les franges épiploïques, dontla selérose ou transformation fibreuse s’est faite plus ou moins lentement, ne pourront pointle plus souvent franchir le collet. Le patient, et par suite son épiploon, nepourra maigrir suffisamment et favoriser ainsi la resorption des matériaux plastiques interstitiels et périphériques, ainsi que se le proposait Gosselin. D'ailleurs, même après l'ouverture du sac, il est parfois impossible de faire rentrer les parties herniées dans la cavité abdominale, et l’on est obligé de débrider, ainsi que l'ont fait M. Schwartzet M. Peyrot.
(rosselin lui-même a reconnu son impuissance et est resté désarmé en présence d’une vieille épiplocèle irréductible. Voici comment il s'exprime : « J’ai bien peu de choses à faire à ce malade. Je jui ai prescrit des cataplasmes. Je le laisserai en repostant que la tumeur sera douloureuse. Puis, quand la sensibilité sera émoussée, je lui conseillerai le bandage françzis à pelote concave triangulaire et recourbée, avec sous-cuisse attaché au sommet du triangle. Mon but, en lui preserivant ce bandage, qu’il | retirera d’ailleurs la nuit, est d'empêcher la descente de l'intestin qui, si elle ne s’est pas produite jusqu’à présent, peut toujours avoir lieu d’un instant à l’autre, et en même temps de maintenir sur l’épiplocèle une compression qui s’opposera à son accroissement et peut-être à son inflammation. »
Enfin les malades se soumettront difficilement à un traitement long, incertain et souvent inefficace.
Il nous reste maintenant à exposer la méthode de la
lavées à l’eau bouillie, puis à l'alcool et enfin à une solution de sublimé. s 4 ++,
quée à 1/20, puis elle est rasée avec soin. Après le passage
chloroformise le malade. | ee AT À ces Eee Se
cure radicale et à montrer ensuite ses avantages. Nous ne saurions mieux faire qu'emprunter les principales règles de la conduite à suivre dans cette opération au mémoire de M. Lucas-Championnière. Rares Avant d'entreprendre l'opération, le chirurgien doit être sûr de l’asepsie des instruments, des compresses, des éponges et des pièces destinées au pansement, ainsi que de l’asepsie de ses mains et de celles de tous ses aides. Les instruments et les pièces pour le pansement auront été stérilisés à l’autoclave à une température de 120 degrés. L Les compresses, après avoir longuement bouilli, seront tenues dans une solution d'acide phénique ; il en sera de mème pour les éponges et les tampons destinés à mettre à sec le champ opératoire. Les mains de l’opérateur et des aides doivent être soigneusement savonnées, brossées,
Le nettoyage de la région opératoire ne doit pas surtout, LC être négligé. La région est lavée au savon et à l’eau phéni- =
du rasoir, on lave de nouveau à l'eau phéniquée à 1/20 et à l'alcool; puis, des compresses trempées dans la solution phéniquée à 1/40 sont laissées sur place, pendant qu on
Durant l'opération on désinfecte l'air atmosphérique au Æ $ moyen de la pulvérisation d’eau phéniquée à 120. Re es M. Lucas-Championnière ne néglige jemais de so en à de son pulvérisateur. - Me PAL
Nous insistons sur ces détails minutieux, car dou Fa % seuls ACTA le succès opératoire; et de ha sorte, ce |
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; opération réputée si grave deviendra des plus bénignes. FE : Toutes les précautions antiseptiques bien prises, la Te a peau est incisée au niveau de l'anneau inguinal sur une ES me e “hauteur de 8, 10, 12 centimètres, suivant le volume de la RER hernie. On arrive sur le sac herniaire, lequel est mis à Er nu par une dissection attentive et après une Sn superficielle soignée. Le sac est ouvert et détergé; les lèvres de l'incision du sac ou saisies SO des pinces à DAepiprisore É
; Après l'ouverture du sac on à sous les yeux le contenu > > de la hernie, c’est-à-dire dans les cas que nous envisa- | | geons, où une grosse masse d'épiploon, ou un intestin “ avec des franges épiploïques très hypertrophiées. Si la s «hernie renferme He avec des De De