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ment M. Charles Monod aux membres de la Société de chirurgie en prononçant l'éloge de Trélat. « Toute hernie,’ us disait Trélat, qui n’est pas complètement, constamment et. Se facilement contenue par un bantlage, doit être opérée. » Oui, assurément, on ne pouvait mieux dire et en in MT mots. | LE sat REE
Enfin, M. A tte est venu, pourrions nous dire, trancher la question, si elle ne l'était pas déja. | KZ D Dans son mémoire sur la cure radicale des hernies, D : Le Fan donne les indications précises qui autorisent toute inter- ere vention, il décrit tout le manuel opératoire et il apporte ee des faits probants de guérison SRE et défiitive. RE
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OBsenvaTION I (inédite).
Cure radicale d’une épiplocèle inguinale irréductible par épaississement de l’épiploon.
Le nommé G... H..., âgé de 74 ans,est entré à l'hôpital Cochin, le 29 octobre 1892, dans le service de M. Schwartz, au numéro 13 de la salle Gosselin.
Interrogé sur ses antécédents héréditaires, le malade nous apprend que son père avait été également atteint d'une hernie.
Il y a 35 ans, en soulevantun tonneau, il sent un craquement dans l’aine droite ; mais il ne remarque aucune tumeur. Ce n’est qu'au bout de deux ou trois ans, à la suite d’une fatigue, il ressent une douleur assez vive avec des coliques. Un médecin lui ordonne de porter un bandage double ; ce bandage ne le gêne point et lui permet au contraire de continuer son travail.
Il y a un mois ou six semaines, la hernie passe sous le bandage et augmente de volume. Le malade est immédiatement gêné et va à l’Hôtel-Dieu, où on lui ordonne un nouveau bandage, Il ressen{ quelques coliques et va consulter un médecin qui, après des tentatives infructueuses de réduction, l’engage à entrer dans un hôpital.
Actuellement,après quelques jours de repos, il ne souffre plus, excepté quand il fait une assez longue marche.
Examen. — Dans le scrotum du côté droit nous trouvons une grosse tumeur, quise continue avec le canal inguinal. Celle tumeur opaque, mate dans sa partie inférieure, légèrement sonore à la partie supérieure, présente au palper des bosselu. :8,; elle subitles impulsions de la toux.
Elle est partiellement réductible, environ dans son quart supé-
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rieur, et l’on entend un léger gargouillement ; mais elle estirré ductible dans ses trois quarts inférieurs. Aussi portons-nous le diagnoslic d'entéroépiplocèle inguinale droite, irréductible à cause d’adhérences.
Opération. — Le 4 novembre 1892. —Après avoir fait une toilette soigneuse dela région inguino-scrotale et avoir endormi le malade au chloroforme, nous avons fait une incision d’une longueur d'environ 40 centimètres. Après ouverture du sac herniaire, nous trouvons une grosse masse d’épiploon, épaissi et induré, qui n’est nullement adhérent aux parois du sac. Cet épiploon a pour ainsi dire, la forme d’un éventail d’une largeur de 5 centimèlres environ Sur tout le pourtour il présente un épaississement et-une induration plus considérables qu'au centre ; il a une épaisseur de près de 3 centimètres et la consistance du tissu fibro-adipeux. Nous réséquons cet épiploon qui pèse 150 grammes, et nous faisons une ligature en étages du pédicule que nous réduisons. Ensuite nous réséquons le sac, après l'avoir décortiqué aussi loin que possible et l'avoir lié, el nous le réduisons dans la cavité abdominale. Nous suturons les piliers, et enfin la peau, sans mettre ni tampons de catgut ni drains. Nous faisons le pansemen. avec de la gaze iodoformée et de l’ouate hydrophile stérilisée.
Les suites opératoires sont excellentes. Le 13 novembre 1892, nous faisons le premier pansement et nous enlevons les points de suture ; la ligne de suture est très nette et l’état du malade parfait. Pansement à la gaze iodoformée et à l'ouate hydrophile stérilisée.
Le 17 novembre 1892. — Second pansement.
Le 20 novembre 1892. — Le malade commence à se lever.
Le 25 novembre 1892. — Nous lui appliquons un bandage ‘rguinal.
di Le 28 novembre 1892, le malade part à Vincennes en santé parfaite.
OBsERvATION IT (inédite).
Cure radicale d'épiplocèle inguinale irréductible par excès de volume.
Le nommé M... P.., âgé de 29 ans, profession de photographe, est entré à l'hôpital Cochin, dans le service de M. Schwartz, au numéro 6 de la salle Gosselin, le 41 octobre 1892.
Ce malade ne présente point d’antécédents héréditaires.
Il y a quatre ans, étant à la campagne, il s’apercçoit de la présence d’une tumeur dans l’aine gauche ; il se livrait en ce moment à des travaux assez pénibles. Cette tumeur augmente peu à peu. Il va consulter un bandagiste, qui réduit la hernie et lui donne un bandage. Au bout de peu de temps, la hernie glisse sous le bandage et tombe dans les bourses. Il portele bandage pendant environ deux ans. Sur ces entrefaites, il vient à Paris, va de nouveau consulter un bandagiste, qui ne peut réduire la hernie. Un médecin, appelé à son tour, n’est pas plus heureux. Depuis 7 ou $ mois, sa hernie le gêne énormément et est très douloureuse ; elle l'empêche de travailler. Le malade entre alors à l'hôpital le 11 octobre 1892.
Examen. — Dans le scrotum du côté gauche nous trouvons une tumeur volumineuse, qui se continue avec le canal inguinal. Cette tumeur a la grosseur de deux poings et est irréductible. Ellene présente en aucun point de sonorité ; mais elle est très nettement bosselée. En raison de ces symptômes, nous portons je diagnostic d'épiplocèle inguinale gauche, irréductible, avec
adhérences.
AS NROIEES
Opération. — Le 14 octobre 1892. — Le champ opératoire étan bien aseptisé, le malade est endormi au chloroforme. Nous fi sons une incision oblique en haut et en dehors, d'une longueur de 42 centimètres environ.
Après ouverture du sac herniaire, nous voyons une grosse masse d’épiploon, qui n’est en aucun point adhérent aux parois du sac. Nous faisons une ligature de l’épiploon avec une soie double et nous le réséquons. Nous faisons ensuite la dissection du sac, nous le lions avec la soie au niveau du collet et nous le réduisons dans la cavité abdominale, Nous suturons les piliers à la soie par points séparés, sans placer ni tampon de catgut, drain. Nous appliquons trois points profonds au crin de Florence et nous suturons la peau également au crin de Florence.
Pansement à l’iodoforme et à l’ouate hydrophile stéritisée.
L'épiploon réséqué pèse 250 grammes. La hernie était irré ductible à cause de la grande masse d’épiploon qui ne pouvait passer par l'anneau inguinal.
Le 15 octobre. — Le malade n’a pas de fièvre.
Le 16 octobre. — Le malade présente une teinte ictérique très
prononcée ; les conjonctives sont jaunes.
Le 18 octobre. — La teinte ictérique a disparu. Le 21 octobre. — On fait le pansement, et le malade va très bien.
Le 24 octobre. — Nous enlevons les crins qui ont légèrement sectionné les téguments, et nous faisons un pansement à la gaze jodoformée et à l’ouate stérilisée.
Le 2 novembre. — Pansement au collodion:; le malade commence à se lever.
Le 14 novembre. — Le malade part à Vincepnes avec sa plaie entièrement cicatrisée et avec un bandage.
OsservarTion IIT (inédite).
Cure radicale d’épiplocèle inguinale irréductible par excès de volume.
Le nommé J. B... W..., âgé de 32 ans, profession de journalier, est entré à l'hôpital Saint-Louis, dans le service de M. Lucas- Championnière, le 24 décembre 1892.
Interrogé sur les antécédents héréditaires, il apprend que son père avait une hernie.
Le malade se plaint d’une hernie volumineuse qu'il a vu apparaître il y a dix ans. A la suite d’un effort il s’apercut tout à coup d’une grosseur dans l'aine. Pendant quatre ou cinq ans sa hernie rentrait; puis, à la suite d’un nouvel effort, elle grossit brusquement et devint irréductible. Le malade a toujours porté un bandage, même quand sa hernie ne rentrait plus. La hernie n’a jamais présenté de phénomènes d'étranglement ; cependant elle occasionne des douleurs très vives.
Examen. — Dans le scrotum du côté droit, nous constatons une hernie inguinale, qui a le volume d’une tête d’enfant ; elle est funiculaire et irréductible. Elle semble contenir de l'intestin et de Vépiploon en plus grande quantité.
Opération. — Le 5 janvier 1893. —Elle dure une heure ; on en-
: dort le-malade au chloroforme. Après avoir soigneusement lavé,
brossé, rasé la région inguinale, nous faisons une incision très élevée sur le canal inguinal, et nous remarquons que la paroi est assez lâche. Nous ouvrons ensuite un grand sac.qui contient uniquement une masse épiploïque très dure, chargée de graisse, reliée à l'abdomen par ur pédicule plus maigre. [1 n’y a absolu-
ment pas d’adhérences. Nous plaçons dix fils de catgut en cinq pai-
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res au niveau du pédicule, et nous réséquons au-dessous la grosse masse, qui pèse 310 grammes. Nous placons deux fils de catgut sur le collet du sac, bien libéré. Nous mettons huit fils de catgut à suture perdue sur les tissus pour restaurer la paroi. La peau est suturée par onze points au crin de Florence. Nous plaçons un drain. Enfin nous faisons un pansement très aseptique et très compressif. .
Les suites opératoires sont excellentes ; le malade n’éprouve aucune complication.
Le 12 janvier. — Le premier pansement est fait, les points de suture superficielle sont enlevés, ainsi que le drain, et la réunion
est complète. L'état du malade est parfait.