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FOSSES D'AISANCES

que les matières rendues par les malades sont de suite baignées par de l'eau; 2° de laisser dans le siphon une couche d'eau interposée entre l'ouverture du siphon qui communique avec la fosse et la cuvette, de sorte que, même pendant qu'on vide la cuvette, il est impossible que les gaz provenant des matières en fermentation dans la fosse puissent sortir par la cuvette.

» L'usage de cette cuvette est passible d'une seule critique, la dépense d'eau : il y a, pour une manœuvre, sept litres d'eau employés.

» Cette question a dû nécessairement être discutée, et voici les dispositions qui ont été prises par l'administration.

Des allèges sont faites dans les fosses tous les mois ou plus souvent s'il est nécessaire; puis, pour les nouvelles installations de cabinets qui se font en ce moment à l'hôpital Necker, les ingénieurs de l'administration s'occupent de faire communiquer les fosses avec les égoûts, mais seulement pour l'écoulement des liquides de la fosse. Un tuyau récepteur muni de deux tuyaux se rendant dans les égoûts conserve les matières solides, et laisse passer les liquides. Cette amélioration, peu coûteuse, permettra d'éviter les frais plus considérable de vidanges répétées.

» Si avantageuse que soit la cuvette Jennings, un progrès plus fructueux a été accompli : la division des services.

» Voici en quelques mots ce dont il s'agit : un cabinet de trois mètres carrés environ est divisé en deux compartiments. Dans l'un se trouvent deux ou trois cabinets d'une largeur de soixante à quatre-vingts centimètres de large, dont les murs sont garnis de terre vernie, et le siège en chêne, portant soixante centimètres en long sur quarante en travers. Dans l'autre partie de pièce se trouve d'un côté un urinoir, de l'autre un vidoir; levidoir n'a rien de particulier; c'est un plomb muni d'une soupape ordinaire, et au-dessus duquel se trouve un robinet à gros jet.

» Les urinoirs sont en porcelaine d'invention anglaise, disposés de telle sotte que l'eau coule seulement quand on urine. En effet, le malade s'approchant de l'urinoir, pèse sur une plaque à bascule qui ouvre un robinet destiné à verser de l'eau dans l'urinoir. Cet appareil évite une dépense d'eau telle que celle des nouveaux urinoirs publics.

» Les sièges sont cirés et frottés, afin que le spectacle même de la propreté devienne un engagement pour les individus les plus rebelles à ce sentiment. »

Telle est en résumé la question des fosses et des cabinets d'aisance. Quelques hôpitaux de Paris présentent encore une heureuse innovation, qui sera sans doute promptement adoptée dans toutes nos maisons de secours, nous voulons parler des lavabos : mettre à la disposition des convalescents de l'eau, du savon, des alezes, n'est-ce pas à la fois une bonne condition hygiénique et une innovation destinée à exercer une influence moralisatrice sur les pauvres de nos hôpitaux? Ne pourraiton pas, à côté même des cabinets d'aisance, établir un cabinet entièrement consacré à cet usage ?

Le vestibule même sur lequel s'ouvriraient ces cabinets serait avantageusement consacré à recevoir pendant la journée les malades que leur état ne contraindrait pas à garder le lit. Sorte de réfectoire aux heures de repas, il deviendrait pendant la journée un lieu de réunion pour les convalescents, et permettrait en même temps de vider plusieurs heures la salle commune de manière à faciliter le renouvellement de l'air; en un mot, il serait en quelque sorte une salle de convalescence, en attendant le moment où Vexent impatiemment attendu permettra de diriger les malades sur l'hospice de convalescence, dont nous posons ici d'ors et déjà la nécessité.

Nous considérons ces dépendances des salles de malades comme d'une extrême importance, et les soins qu'on apportera à leur disposition pourront exercer la plus grande influence sur l'état sanitaire d'un hôpital; mais il est une dépendance plus importante encore, et qu'un architecte ne devra jamais oublier : nous voulons parler des chambres d'un ou deux lits consacrées à recevoir les malades plus gravement atteints. Nous nous sommes déjà longuement expliqué sur les dangers de l'agglomération, le même motif nous fait insister ici sur la nécessité de ces lits isolés qui pourront servir aussi à recevoir, à un moment donné, les individus atteints de maladies contagieuses, de délire furieux, tous ceux enfin dont le voisinage ou la vue deviennent trop pénibles ou trop fatiguants pour ceux qui les entourent. Cette utile amélioration a déjà été introduite à Lariboisière,

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