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Trélat, Société de chirurgie. Loc. cit., page

H. Jaquemet.

Lariboisière ensuite qu’il y a le moins de phthisiques, par rapport à la population générale; en second lieu, que c’est à Lariboisière, à Cochin et à Beaujon que les décès par phthisie représentent le plus petit chiffre par rapport à la totalité des décès. Il y a loin de là à ce qui avait été avancé. »

Fig. 7. — Hôpital Lariboisière. Plan du rez-de-chaussée, échelle de 1 demimillimètre pour 1 mètre : a, salle des malades; b, préau des malades; c, bureaux de la direction; d, consultations externes; e, réfectoire des gens de service, cuisine générale et ses dépendances; f, pharmacie, cabinet du pharmacien, dépendances de la pharmacie ; y, vestiaire des médecins; h, malades agités; i, cabinet de la sœur; j, office; k, dépôt de linge sale et lieux d’aisances des malades; l, bibliothèque; m, réfectoire des malades; ?i, communauté; o, bains; p, chapelle; q, buanderie et dépendances; r, salle d’opérations ; s, salle des morts et d’autopsie; t, vestiaire; u, cour des convois.

CONSTRUCTION

Lariboisière (fig. 7), celui de tous nos hôpitaux pour lequel l’étranger semble professer le plus d’admiration et dont nos administrateurs parlent constamment avec une fierté mal déguisée, est peut-être de tous le plus inférieur, au point de vue des résultats définitifs, c’est-à-dire de la mortalité, surtout si nous la comparons à celle des hôpitaux étrangers. D’après la statistique de M. Le Fort l, la mortalité générale a été à Guys’ Hospital, pendant une période de six années, de 1 sur 10,8 malades; à Glasgow, de 1 sur 13,3; à Paris, de 1 sur 9, chiffre descendant pour Lariboisière à 1 sur 5,81. Observons d’ailleurs qu’il n’est nullement question des résultats statistiques des opérations ; la moyenne devient alors effrayante : elle est à Paris de 70 et 74 p. 100, tandis qu’à Londres elle ne donne que 30 et 36 p. 100 2.

C’est donc à bon droit que nous devons nous étonner de l’admiration de nos voisins d’outre-Manche et d’outre-Rbin pour ce splendide édifice, et il faut relire plusieurs fois pour y croire les éloges pompeux qu’ils lui décernent.

Nommerons-nous miss Nightingale, pour laquelle cependant nous ne saurions cacher notre respect et notre déférence? Comparant les hôpitaux Victoria à Netley, celui de King’s College à Londres avec notre hôpital militaire de Vincennes, et 1 e noble hospital Lariboisière, la savante miss conclut : « Après un examen même superficiel de ces quatre plans, je crois reconnaître la supériorité des plans français; avec quelques légers défauts, ils font voir une haute appréciation de l’importance de l’hygiène dans les hôpitaux. Les plans anglais, au contraire, prouvent que nous avons à peine commencé à étudier cette branche de connaissances 3. »

Citerons-nous le docteur JohnRoberton? « Les plans qui ont présidé à la construction de nos hôpitaux, dit-il4, sont bons

1. Le Fort, Statistique comparative des hôpitaux d’Angleterre et de ceux de Paris, sous le rapport des conditions hygiéniques et des résultats des grandes opérations. (Gazette des hôpitaux, 186t.)

2. Le Fort, Société de chirurgie, toc. cil. , pages 14 et 27.

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