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Loc. cil., art. Ventilation

2. Notons en passant que M. E. Trélat, dont nous invoquons ici l’autorité, n’est plus le savant agrégé que nous avons si souvent cité, mais son frère, professeur distingué du Conservatoire des Arts et Métiers, qui a fait de la ventilation une étude spéciale.

CHAUFFAGE ET VENTILATION

vateurs, puisque des orifices, qui ne laissent écouler que zéro mètre cube d’air pur par heure en évacuent jusqu’à trois cent six mètres cubes dans la même temps, sous l’influence d’un simple courant d’air, si on laisse par exemple une porte ouverte.

Ventilation par injection ou pulsion. — Le système Thomas et Laurens, employé à l’hôpital Lariboisière, dans les pavillons des hommes, nous donnera-t-il des résultats plus satisfaisants? Si l’on en croyait les propagateurs de cet appareil, il réunirait à la fois tous les avantages : air parfaitement pur, plus frais en été que l’air ambiant des salles, puisqu’il est pris dans l’atmosphère, à une certaine hauteur ; distribution régulière et uniforme ; ventilation aussi parfaite en été qu’en hiver, etc., etc. ; ces avantages sont-ils vrais ou illusoires ? Nous allons essayer, d’élucider cette question.

La ventilation par injection ou pulsion, telle qu’elle a été établie par M. Farcot, à l’hôpital Lariboisière, emploie un ventilateur à force centrifuge, mis en mouvement par une machine à vapeur, et qui aspire de l’air pris dans un point élevé de l’atmosphère, pour le pousser ensuite dans des tuyaux de distribution réservés dans la maçonnerie, où il s’échauffe, au moment de pénétrer dans les salles, au contact de poêles à eau chauffés par la vapeur, d’après le système Ph. Grouvelle. Des registres placés à chaque embranchement des conduits servent à régulariser la quantité d’air injecté sur chaque point.

L’air est-il uniformément envoyé dans les salles? Non, répondent encore 1 MM. Grassi, Trélat et Péligot. D’après le premier de ces observateurs, la ventilation dans le pavillon n° 1, serait de beaucoup supérieure à celle du troisième. Ces différences deviennent plus grandes encore si l’on compare entr’ elles les diverses salles simultanément ventilées par le même système : dans un même pavillon on a pu constater des écarts de 1500 mètres cubes, par heure; dans chaque salle, même inégalité entre les divers orifices. Tandis que l’on voit M. Grassi constater que deux poêles voisins introduisent l’un 1151 mètres cubes, l’autre 466 mètres

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