i mode duméïné mode kêvi ce mâche povini
0 mère, ancienne mère, quand je peux arriver
poénêzé mûné é vi saline éziné mima nikaïné m.odé
quelques instants vers toi j'oublie mes parents Nikàiné, mère!
— i men
— ô ami!
— Vocal. 14 mars 1897 (trad. même séance). — Dès le commencement de cette séance, Hélène se plaint de froid :aux mains, puis d'une grande envie de pleurer, et de bourdonnements d'oreilles qui vont croissant et dans lesquels elle finit par entendre Astané lui adresser les paroles martiennes du texte 10. Aussitôt après, elle entre en plein somnambulisme ; la respiration, très superficielle et haletante, s'accélère jusqu'à trois par seconde, accompagnée de mouvements synchroniques de l'index gauche ; puis elle s'arrête soudain en expiration, bientôt suivie d'une profonde inspiration ; le buste se redresse alors, la figure prend une expression de souffrance, et l'index gauche annonce que c'est Esenale [Alexis Mirbel] qui s'incarne. Après une série de spasmes et de hoquets, Hélène se lève, va se placer derrière M™« Mirbel, lui prend le cou dans ses mains, incline sa tête sur la sienne, lui caresse tendrement la joue, et lui adresse les paroles du texte 11 (sauf les deux derniers mots). Puis elle relève la tête, et de nouveau avec sa respiration haletante (s'accélérant jusqu'à 40 inspirations en 16 secondes) se dirige vers M. Lemaître [dont Alexis Mirhel était élève à l'époque de sa mort]. Elle lui met les mains sur les épaules, puis lui prend affectueusement la
main droite, et avec une émotion et des sanglots contenus lui adresse les deux mots i men! Après quoi elle exécute la pantomime de tendre la main à Léopold et de se laisser conduire par lui à un canapé où l'on obtient par le procédé accoutumé, mais non sans peine, la traduction des textes 10, 11 et 9.