adèl) ané sini (yestad) i astané ce fimès astané mira
C'est vous, ô Astané, je meurs! Astané, adieu!
— Vocal. Même séance que le texte précédent, après lequel Hélène entre en plein somnambulisme, se met à pleurer, devient haletante, tient la main sur son cœur, et prononce cette phrase en y mêlant deux mots, Adél et yestad, qui ne sont pas martiens, mais se rattachent au cycle oriental ; aussi ne reparaissent-ils pas dans le texte tel qu'il a été répété au moment de la traduction. Cette intrusion de termes étrangers au rêve martien s'explique par l'imminence d'une scène hindoue toute prête à jaillir, qui a occupé la seconde moitié de la séance et où le domestique arabe Adèl joue un grand rôle. Le mélange des deux romans s'est beaucoup accentué quelques instants plus tard, dans un long discours, dénué d'r et très riche en chuintantes, d'une telle volubilité qu'il a été impossible d'en recueillir un seul mot. Au moment de la traduction, à la fin de la séance, cette tirade (ou, du moins, un gazouillement analogue) a été répété d'un trait et avec la même rapidité empêchant toute notation ; d'après la traduction française qui a suivi, d'un seul jet également, il s'agissait de souvenirs de la vie de Simandini qu'Hélène rappelle à Astané et où il est beaucoup question dudit Adèl (voir plus loin au Cycle oriental).