cé êvé plêva ti di bénèz éssat riz tès midée
Je suis chagrin de te retrouver vivant sur celle laide
durée cè ténassé riz iche éspênié vétéche ié ché atèv hêné
terre; je voudrais sur notre Espénié voir tout ton être s'élever
ni pové ten ti si éni zée métiché oné gudé ni cée darié
et rester près de moi ; ici les hommes sont bons et les coeurs
grêvé
larges.
- Auditif. 15 décembre 1896 (trad. 17 janvier 1897). — Paroles d’Astané à Hélène dans une vision matinale. Le fragment suivant de la lettre dans laquelle elle m’envoyait ce texte, mérite d’être cité comme exemple des cas assez fréquents où Mlle Smith, sans connaître la traduction exacte des paroles étrangères, en devine cependant la signification totale et les comprend par leur équivalent émotionnel : « Ce matin, à 5 h. s/4, j’ai entrevu Astané au pied de mon lit. Je vous envoie les paroles que j’ai entendues venant de lui. . . Le sens général de cette langue était à ce moment très présent à mon esprit, et je vous le donne comme je l’ai compris, c’est-à-dire d’une manière aussi claire que possible, l’ayant de suite noté : « Combien je regrette que tu ne sois pas née dans notre monde ; tu y serais bien plus heureuse, car tout est mieux chez nous, tout est meilleur, les gens comme les choses, et moi je serais si heureux de t’avoir de nouveau près de moi. » Voilà à peu près ce qu’il m’a semblé comprendre; peut-être un jour pourrons-nous nous en assurer. » — A rapprocher du texte 5, dont la nuit lui fit oublier le sens.