A] paniné évaï kirimé zé miza ami grini
Paniné sois prudent, le (( miza » va soulever;
ké chée éméché rès pazé — [B] pouzé tès luné soumini
que ta main se retire! — Pouzé , ce jour riant. . . arvâ ii cen zé primi ti ché chiré kiz pavi luné —
Arva si beau... le revoir de ton Jîls... quel heureux jour —
fC] saïné êzi chiré izê linéï kizé pavi êzi mané
Saïné, mon fils, enfin debout! quelle joie!... Mon père ni êzé modé tiziné êzi chiré êzi mané cé êvé adi et ma mère... Demain , mon Jils... Mon père, je suis bien
anâ
maintenant .
Auditif. 20 février 1898 (trad. même séance). — Vision martienne très compliquée. D’abord trois petites maisons roulantes, comme des pavillons ou kiosques chinois se déplaçant sur de petites boules ; dans l’une d’elles, deux personnages inconnus, dont l’un sort la main par une petite fenêtre ovale; ce qui lui attire de la part de son compagnon l’observation de la première phrase [A] du texte; à ce moment, en effet, ces pavillons roulants (miza) prennent un mouvement de balancement qui fait un bruit de tic tac, puis glissent comme un train sur des rails. Ils contournent une haute montagne rose et arrivent dans une sorte de superbe gorge ou entonnoir, aux pentes couvertes de plantes extraordinaires, où se trouvent des maisons blanches sur des grillages ressemblant à des pilotis. Les deux hommes sortent alors de leur miza en causant, mais Hélène n’accroche que quelques bribes [B] de leur conversation. A leur rencontre arrive un jeune homme de 16 à 18 ans, qui a la tête bandée, une sorte de bonnet de nuit et point de cheveux du côté gauche. Salutations martiennes : ils se frottent mutuellement la tête avec leurs mains, etc. Hélène se plaint d’entendre très confusément ce qu’ils disent et n’en peut répéter que des bouts de phrases [C]; elle a mal au cœur, et Léopold me dicte par l’index gauche Endors-la, ce. qui amène bientôt la scène habituelle de répétition mot à mot et de traduction du texte.