‹ Des Indes à la planète MarsChapitre 85 sur 103 · TA N AK · texte numérisé non relu

TA N AK

ziné

bleu

42. Texte ultramartien du 7 septembre 1899, avec traduction martienne et française du 10 septembre (voir ci-dessous).

ATOP ITAM AKA

viniâ-ti-mis-métiché napié viniâ-ti-mis-crizi-ruka-té-atimi

nom de un homme mange nom de un oiseau emblème du bonheur

ZANAK ATOP AZEK IL AT BANEP MIP

ziné (Voir naké yine noka viniâ-ti-missé-médaché

bleu ci-dessus) partir au repos nom de une dame

APEK ILAT ITIK ZIKAM MOK ZEM

tiziné yine baza kobié viniâ-ti-missé-varuba-métiché té

demain au lever tape nom de une divinité homme du

TETEM MIP TIMIP ILAT

viniâ-ti-mis-natra-ivré (Voir viniâ-ti-missé-médaché yine

nom de un bâton sacré plus haut) nom de une dame au

ITIK ZIKAK MOK MAR AK

baza kobénir (Voir niméké

lever tapera plus haut) bienheureux

— Texte d’abord auditif pour sa partie ultramartienne, entendue dans la vision spontanée du 7 septembre 1899 (voir plus loin, p. 1 56), puis vocal lors de sa répétition et de ses traductions martienne et française à la séance du 10 septembre, dans les conditions suivantes. Après divers phénomènes d’hémisomnambulisme pendant plus d’une heure et quart. Léopold, à qui l'on demande si l’on pourra obtenir la traduction du texte étrange recueilli par Hélène il y a trois jours, répond que oui (par le doigt) et annonce qu’elle s’endormira complètement pour cela. Assise au fond d'un canapé, elle ne tarde en effet pas à fermer les yeux et à cesser d’entendre. Mouvements spasmodiques des mains froissant son mouchoir. Bientôt la main gauche (Léopold) fait signe que le moment est venu ; de curieux gestes martiens se produisent, trahissant la présence d’Astané et alternant avec des mouvements d’un tout autre caractère, par lesquels Léopold magnétise

SOMNAMBULISME AVEC GLOSSOLALIE

son médium. Ma main sur le front d’Hélène, je prononce alors les mois du texte inconnu ; elle les répète aussitôt avec la scansion saccadée et rapide caractéristique de l’ultramartien {Des Indes , p. 2Ô2, note, et 253) et les fait suivre à mesure de leur traduction martienne : atop viniâ ti mis métiché, itam napié, aka viniâ etc. Après le dernier mot marac niméké, elle se tait. J’invoque alors Esenale selon le cérémonial accoutumé (Des Indes , p. i5G-i6o) pour obtenir la version du martien en français ; après une période d’attente — entrecoupée du mélancolique refrain il est parti, il reviendra bientôt, qui est en quelque sorte le leitmotiv par lequel Hélène annonce l’arrivée imminente de l’interprète désiré — Esenale, parlant par la bouche et de la voix d’Hélène, reprend le texte martien donné tout à l’heure, en y ajoutant cette fois le mot-à-mot français : viniâ ti mis métiché nom de un homme ; napié mange, etc. Sitôt cette traduction achevée, je profite encore de la présence d’Esenale pour lui demander derechef avec insistance le sens des anciens mots milé piri (du texte non traduit 19), que j’ai déjà vainement réclamé dans une précédente séance ; cette fois enfin il daigne le murmurer avant de remonter dans les espaces : milé piri vite encore. Puis Hélène gdisse rapidement dans un autre somnambulisme-.

43. Texte martien du 23 avril 1900 avec traduction française du 27 mai suivant (voir plus loin p. 162 et 168).

yizé tarvini kié machinéné rès umaté hed kié mévêzi ani téri

Leur langage ne peut se écrire ; ils ne ont pas comme

nini tié forimi raka tié zôda napiri hed mézouti tié

nous des marques formant des mots; cependant ils possèdent des

forimi nubée tédora toué mis liza dénapi yizé rabri

marques curieuses exprimant dans un cas nécessaire leur pensée.

cé di yâni umézir ipêné peunêzé misé imazé ti pastiné é ché

Je te en ferai connaître quelques-unes afin de complaire à ton

vraïni ni vati med kié ani di navazé mouda é tès attana évaï

désir et surtout pour ne pas te arrêter davantage à ce monde. Sois

divinée

heureuse.

— Auditif. Paroles de Ramié à Hélène dans une vision matinale (v. p. 162), au sujet de l’écriture des Ultramartiens. La seule différence notable entre la façon dont elle nota ce texte sur le moment même et la façon dont elle l’articula, d’une manière extrêmement nette, lors de la traduction cinq semaines plus tard, porte sur le mot imazé qu’elle avait écrit inazé (v. p. 1G8).

44. Texte trilingue se rapportant aux douze idéogrammes ultramartiens tracés dans la séance du i3 mai 1900 (voir plus loin fig. 9, p. 1 64) - La première colonne renferme leurs noms ultramartiens, avec explication martienne dans la seconde colonne, et traduction française dans la troisième. Pour les divers automatismes échelonnés du 1 3 au 27 mai, qui ont fourni toutes ces données, voir plus loin p. 1G2 à 1G6, et fig. g et 10.

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