‹ Des Indes à la planète MarsChapitre 86 sur 103 · MADAP RIK TOUK · texte numérisé non relu

MADAP RIK TOUK

marque

du chasseur, du ah alleu r . du pécheur, du constructeur.

du orage.

gardien de

té umora té lonzêté té duzaté té mapêna té ôvaté ti pamêna ivré té ramêni té paramé té futané té périnani ti mis bigâ ti mess mâti ti missé lômêna ti mess mâti

Il est à remarquer que dans les expressions du lexique précédent qui sont composées de plusieurs termes (nos 82, 33, etc.), le martien et le français se correspondent mot à mot, selon leur habitude; mais il n’en est pas de môme de l’iiltramartien, vu son défaut de syntaxe. Dans le n° 32, par exemple, on sait que anok est l’équivalent de ivrée et sacrée (voir texte .33 ; de plus ces trois mots se retrouvent ensemble au n° 42)> mais rien ne prouve que douzak veuille dire porteur et mouzak eau plutôt que l’inverse. La consistance du vocabulaire ultramartien semble du reste assez sujette à caution. à en juger par hik gardien (34) devenu ensuite fik (42), et Par touk qui paraît vouloir dire tantôt grand chef (21), tantôt seulement chef (47 et 48) ou môme tout autre chose (35).

du

feu sacré du serviteur, du abandonné, de un assassin, du aveugle, de un enfant de grand chef, de une épouse de grand chef.

48. Texte uranien entendu et répété par Hélène au cours d’une vision d’Uranus dans la séance du 17 juin 1900 (v. p. 1 84) •

pa lalato lito nalito bo... té zototi zolota matito yoto... mé linoti to toda pé fâ mâ... nana tatazô ma oto dô...

— Les points suspensifs marquent des arrôts plus ou moins prolongés. Il y a quelque doute sur le second et le quatrième mot qu’un autre assistant a noté nanato et nanito. Toutes les voyelles de ce texte sont brèves (à deux ou trois exceptions près indiquées par des circonflexes) et les o, par exemple, ont été prononcés comme dans le français coco.

49. T ’exte uranien auditif et graphique du 2 août 1900; d’abord entendu et recueilli au crayon par Hélène, puis écrit automatiquement quelques instants après en caractères inconnus (voir plus loin fig. 16, p. 1 85) .

afato matobifomo zatoma idoto meta ato tadoto moti totizo zotota tito omato zito lopo lapeti ladopa alotopapeli

Ces deux derniers textes constituent tout ce que nous possédons en fait d’uranien, et nous n’en connaissons pas la signification. Lors de la réception du premier de ces messages (17 juin), Léopold annonça que l’on en

Th. Flournoy

aurait la traduction ultérieurement; à la séance suivante ( Ier juillet), comme Hélène n’était pas très bien portante, il ajourna à une dizaine de jours la réalisation de cette promesse. Dans le courant du mois, elle eut en effet de nouvelles visions uraniennes, et, le 2 août, le second texte à la fois auditif et graphique ; mais de traductions, point. Nous les aurions sans doute obtenues dans la suite — car celles de nombreux textes martiens se sont souvent fait attendre bien plus longtemps que cela — si l’irruption de la phase américaniste n’était venue entre temps changer le cours des préoccupations d’Hélène et arrêter le développement des communications et de la langue uraniennes.

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