CHAPITRE V Technique
Plusieurs procédés onb été préconisés pour réaliser l’ex-
“clusion. Nous pensons que les procédés de ligature qui ont
été employés par Berg (1), Parlavecchio (2) et Randisi (3), ne donnent que des résultats inconstants et non dufables.
Les expériences de Randisine démontrent pas pour nous que cette ligature arrive à empêcher toute communication
entre.la poche cardiaque et la poche pylorique. Ces expé-
riences ont porté, en effet, sur quatre chiens et les résultats constatés sur le deuxième et le troisième chien, montrent que les ligatures ont tendance à s’invaginer dans les tuniques
stomacales de la superficie vers la profondeur et arriveraient
sans doute à tomber dans la lumière de l'estomac et à s’éliminer. Depuis longtemps d’ailleurs, les expériences de Roger et Garnier (4) ont montré que les ligatures placées sur lintestin s’éliminaient de cette façon, et qu’en quelques jours, le cours des matières était rétabli. Ces résultats nous font
douter très vivement de l'efficacité des différents procédés
de plicature, de “blocage, d’enfouissement.
Nous croyons qu’il n’existe à l’heure actuelle qu’uneseule facon de pratiquer l’exclusion du pylore, c’est la section transversale suivie de suture des deux bouts. Nous décrirons le
LE
(1) BercG. Loc. cit.
(2) ParraveccHio. Loc. ci.
(3) Ranpisi. Loc. citato.
(4) RoGer et GARNIER Presse médicale, 23 mai 1906, n° 41, pages 325 à 327. Huis
procédé employé par M. H. Delagénière et rapporté par son interne Royer (1). Il FRS les temps suivants :
« 10 Laparotomie médiane Susomhiica(ee 30 On pratique une gastro-entérostomie postérieure de Von Hacker suivantla méthode ordinaire. » M. Delagénière pratique souvent actuellement l’anastomose verticale, «30 Effondrement des deux épiploonsgastro-colique et gastrohépatique aux points qu’on a choisis pour la section gastrique.
Une compresse stérile est passée derrière la face postérieure
de l'estomac, au niveau de la future ligne de section. Cette compresse est destinée à protéger le champ opératoire contre le contenu gastrique qui pourrait s'échapper au moment de la section;
. 49 Deux pinces droites à coprostase sont placées de chaque côté de la ligne où se fera lincision;
: 5° Section de l'estomac, de la grande à la petite. courbure
6° Fermeture des deux orifices. Un aide retourne légèrement la pince à coprostase du côté à suturer, de façon à bien présenter la tranche au chirurgien. Celui-ci commence par faire un premier plan de suture sur la PHQUQUsE C'est un surjet à points serrés qui a pour avantage qu’en même temps qu’il rapproche les lèvres, il assure l’hémostase.
On fait un deuxième plan de suture, musculo-séreux celui-là.
Enfin un troisième plan séro-séreux. Après avoir opéré ainsi sur la tranche pylorique, le chirurgien recommence la même opération sur l’autre tranche. Il convient d'ajouter que le surjet qui forme ces sutures est arrêté tous les quatre points environ par un point en arrière;
7° Suture de la paroïi abdominale, » |
Nous ne décrirons pas les autres techniques employées, celle de Eiselsberg, celle de Chauyes ebc,
(1) Royer, Loc. cit., p. 44
FANS NE,
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Mas nous trouvons proposé par Lertche et Bressot (1) ut
as procédé fort intéressant consistant à faire la section juste au travers du sphincter pylorique, ce qui rend les subures des | à plus faciles et des plus rapides, et permettrait l'emploi du + bouton anastomotique de RENE pour la gastro- entéros é tomie. | \
1e Ce procédé, s’il ne jouit pas de tous les avantages de
fait, semble-t-il, pour réaliser l'exclusion du duodénum.
(1) Lericue et Bressor. Loc. cit., p. 424. | L ‘ 3 HSE ei St \
l'exclusion pylorique telle que nous l'avons décrite, est par-