‹ Des infiniment petits rencontrés chez les cholériquesChapitre 12 sur 23 · ET MEMBRANES MORTES · texte numérisé non relu

ET MEMBRANES MORTES

J'ai, d'antre part, établi les expériences suivantes :

Deux baudruches fines furent remplies, Tune d'urine putréfiée* très- riche en bactéries ; Tautre, d*eau distillée reconnue très-pure.

Quand on se fût assuré quMl n'y avait aucune fissure, la première fut plongée dans de l'eau distillée essayée, et la seconde dans la même urine dont ou avait rempli la première.

Vingt-quatre heures après le début de cette préparation, Texamen microscopique faisait découvrir un grand nombre de bactéries dans l'eau distillée des deux appareils. Les bactéries avaient donc traversé les poches de baudruche.

Dans deux autres vessies de baudruche, il fut versé un blanc d'œuf frais, au centre duquel fut plongé un tube de large diamètre : Fun de ces appareils fut mis en contact avec de l'alcool du commerce, pendant cinq minutes; la membrane, étant devenue légèrement opaque, fut lavée et séchée; les deux appareils furent alors plongés dans un même vase, renfermant de l'urine putréfiée mêlée à du sang de bœuf riche en vibrions et bactéries.

Après six heures, le niveau du liquide s'était établi et, à l'aide du tube central, nous avons pu étudier ces liquides pendant plus de trois semainesîsans rien déranger à nos appareils.

Dans celui.'qui n'avaiÇpas^u decontact>vecl*alcool, on reconnut, dès le premier jour, une grande quantité; de bactéries; il nous fut possible encore une fois de suivre le développement graduel des microzoaires, ferments de la putréfaction : mais ce ne fut que le

quatrième jour que ralbumine deviat malade et commença à se mêler à Turine, qui avait pénétré par endosmose.

Quaut au second appareil, dont les membranes ayaient été modifiées par TalcooU nous n'y trouvions, pendant quinze jours, aucune bactérie ni aucun corps bactériforme.

Cette expérience prouve, non-seulement que la bactérie traverse les membranes organiques desséchées» mais (jue la putréfaction doit lui être attribuée, et non pas aux liquides dans lesquels elle s^est développée.

Les conclusions à tirer de cette dernière expérience m'ont paru d'une importance si grande que j'ai cra devoir inviter un certain nombre d'iimis et de confrêrea à y assister.

MIOnOZOATRES

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