DE L'AX^IMENTATION INSUFFISANTE
COISME CAUSE PRÉDISPOSANTS AU CHOLÉRA.
Avant d'aborder la question de ralimentation insuffisante en particulier, jetons un coup d^œil sur le rôle important de la nutrition dans Torganisme, sur les effets généraux de la nutrition normale ou suffisante, et de la nutrition insuffisante.
La vie s'entretient par un mourement continuel de composition et de décomposition qui s'établit dans le corps depuis le jour de la naissance jusqu'au moment de la mort.
« L'air atmosphérique, ditL. Fieury, dans son cour^ d'hygiène (1), et les aliments représentent, quant aux agents cosmiques, les deux conditions fondamentales de l'existence des êtres organisés. » Et voici comment M. Dumas expose le rôle chimique dévolu à ces modificateurs: a En tenant compte des deux principaux produits excrétés par un animal c^iruivore, on constate que, par les poumons, l'animal expulse de l'acide carbonique et de l'eau ; par les urines, de Toxyde d'ammonium à Tétat d'urée. »
Un simple coup d'œil jeté sur ces matières montre qu'elles sont des produits d'oxydation, et Ton peut déjà conclure que dans l'animal les fonctions de la vie se font par des procédés d'oxydation.
Mais, pour oxyder du carbone ou de l'hydrogène, il faut de l'oxygène : or, la respiration en emprunte à l'air atmosphérique. L'oxy-
(1) L. Fieury, Cowra d^hygiène, 1857.
Danet. "^
iS LE CHOLERA.
datioQ du carbone et de l'hydrogèoe est accompagnée d'an dégagement de chaleur et d'éleclricité qui sont utilisés dans l'économie.
L'animal produit donc de l'acide carbooique et de l'eau, dont il se débarrasse par l'excrétion pulmonaire et cutanée; les urines emportent l'urée.
Mais ces matières ainsi perdues sont remplacées par l'animal, qui les puise dans les aliments et dans les boissons.
Il tmi donc que ces boissons et ces aliments puissent sufl^ à équilibrer les pertes fûtes jouroellement, et de cet équilibre dépend le développement, la santé et la vie, considérées dans leur principe ; autrement dit» les aliments sont la source ou du moins l'entretien indispensable de Fexistence (Hêbray).
Dès que Taliment ne peut équilibrer la perte, la nature semble préTenir l'animal par une sensation qui ne tarde pas à devenir un besoin (la faim), qui! faut satisfaire sous peine de voir la sensation se transformer en torture, et en même temps il s'opère dans l'économie des ctULOgements io^ortants qui sont les coBséquenoes non pas de la £aim, maïs bien de Tabsence des matières aliaentaiies (i)^
Bn effet, qu'il y ait ou non des matières alimentaires introduites dans réconooiie, les organes chargés des fonctions as^milatrices n'en contiennent pas moins leur élaboration ; par suite, râimination se produit aussi, et Fou voit alors Forganisme M-mème.quî.se détruisant d^une quantité de sa substance propre proportionnée »i déikit de Falimentation, fournir pour la dépense journalière du corps tofut ot que l'alîmeot loinaoèiae ne donne pas (Béciaid« PbysîoL).
Uàge, le sexe, les professions, les saisons, modifient ONtaineme&t les phénomènes de dêsassimilation qui se passent, mais ces circonstances ne font que retanier ou accélérer leur marche.
Si, au début de finsuffisante nutrition, nous ne reinarquoiis èe changements que dans les organes de la vie de relalîoB, bobs wr-
(1) P. Bmuurd. MysM»^, p^ S17.
LE CfiOLÉRà. 89
rons biBoitôt les faiiciioQ» de ia vie orgaoique s'altérer, et aux phémmèutn d'«a sûpple ubattement «t d'iia léger eml^arras gastrique, eucoéder riaaaisatioa suivie de l'iaatiÂtloQ ei ia mort - rioanitiou est le résultat faCai de Tabstiaence a>mpléie (Gbaussat), et il est parfaltement démontré par les expériences de Chaussât qu'elle est aussi la conséquence de Falimentation insuffisante. Dans ce dernier cas^ il est vrai, Tépoque de la mort est plus ou moins éloignée, mais la loi diaprés laquelle la mort arrive n'est en rien altérée : dans les deux cas, ranimai meurt dès que son poids initial a atteint la limite de diminution compatible avec la vie, et bien plus les lésions causées dans la machine animale sont d'autant plus profondes que le moment de la mort a été plus retardé.
Aussi, dès que Talimentatioa est non pas suspendue, mais seulement diminuée, la question d'inanisation se soulève et l'inanition eomptôte n'est plus qu'une affaire de temps.
Mais, si ralimentation insuffisante est une cause aussi puissante de destruction et de mort; s'il est vrai, comme nous le pensons, et ainsi que le démontrent les expériences de Magendie, que l'anima^ sans nourriture est plus sensible à Taction d'un agent toxique et aux influences atmosphériques, nous croyons ne pas trop nous iroacer 6a di«aat qu'alors même que la santé n'est pas encore directemeol aâtéirâa par ralimentation insuffisante, l'individu qui y est scMunû u'ea efM; pas moiofi daoj» un état de faiblesse et de prédispositioa l&dxaufie ausL diverses cau^s de maladies, et qu'aussi les maladiM ^ûjlémiques et contagieiu^es, en pa^^ticulier, doivent exercer sur les individus débilités par le manque de nourriture, des ravages désastreux.
De l'alimentation suffisante et insuffisante. — L'alimentation est suffisante, dit M. Bouchardat (thèse citée), lorsqu'elle est réglée de telle façon que toutes les fonctions de l'économie s'exécutent régntièremeot. « Les attributs de la santé seront conservés, aucun dépérissement ne sera noté^ » l'accroissement ne sera pas arrêté.
L'alimentation est insuffisante, lorsque la quantité d'aliments digérés et assimilés n'est pas proportionnelle à la quantité des principes désassimilés et expulsés chez l'adulte ou le vieillard, et ne satisfait pas aux conditions de développement chez les jeunes su* jets.
Il est rare que l'homme soit soumis à la privation absolue d'aliments ; mais fréquemment on voit se réduire la quantité suffisante au maintien de la santé. Plus souvent encore, quoique la quantité reste la même, la qualité peut diminuer, c'est-à«dire que Talimen ingéré renferme moins de parties nutritives. Il est, en outre, démontré, par Magendie et par les expériences delà commission de la gélatine, que l'usage continu et exclusif d'un même aliment, fût-il nécessaire par ses propriétés, fait tomber ranimai qui y est soumis dans un état identique à celui produit par Tabstinence; et si une maladie spéciale peut être le résultat de l'usage continu d'un aliment (comme le maïs, qui produit la pellagre), cet aliment sera l'éputé insuffisant (Bouchardat, thèse citée).
L'insuffisante alimentation peut donc être produite par diminution dans la quantité des aliments et par diminution dans leur qualité.
Mais, comme au point de vue de notre sujet, les résultats nous ont paru les mêmes dans l'un et l'autre cas, nous confondrons ces deux causes en une seule, et nous répéterons^ en thèse générale» la définition de M. le professeur d'hygiène : « L'alimentation est insuffisante, quand l'aliment digéré et utilisé n'est pas proportionnel à la dépense » (Bouchardat, thèse de concours).
Effets de ralimenlation insuffisante sur t*homme. — Un homme bien portant, dit Blumenbach (1), ne peut se passer de nourriture un jour entier sans grande prostration de forces ; il y a déjà de la maigreur au bout de vingt-quatre heures, une faim et une soif de tous les
(i) ThèeUmenti ofphys,^ p. 275.
instauts lui causent de Tanxiété, de Tinsomnie, et par suite de rabattement et de la faiblesse.
Mais si au lieu d'une abstinence complète, on diminue seulement d*un tiers l'alimentation normale, c'est-à-dire nécessaire à chaque individu, et que cet état de choses se prolonge quelques jours, on voit le visage pâlir (M. Meersmann, fièvre de famine) : Tamaigrissementy se continuant de jour en jour, est très rapide au début, et sa forme toute particulière, caractérisée par la disparition des reliefs musculaires et par Tamincissement des muscles, est une indice à peu près certain que la réparation est insuffisante (Gollard de Martigny). Les mouvements deviennent pénibles, et le travail difficile ; les digestions se font mal, la bouche estamère, les déjections deviennent irrégulières. La tristesse et le découragement s'emparent de l'homme qui souffre ainsi du manque d'aliments, et en cet état il végète et traîne une existence misérable.
A mesure que la misère se prolonge, et en raison directe de son affaiblissement, chaque individu voit se développer en lui les affections chroniques , propres à sa constitution ; et c'est aussi en cet état de débilité maladive qu'il nous a été donné de rencontrer des populations entières aux prises avec le choléra qui les décimait.
Mais si, comme on Ta vu dans les grandes disettes, et entre autres dans celle de 1846 à 1847, qui a fait de si grands ravages dans les Flandres, les aliments ordinaires sont remplacés par des végétaux indigestes, et que ceux-ci viennent même à manquer, si le choléra vient à se déclarer, on voit se manifester, dans le premier cas, une série de phénomènes appartenant à Tinanisation, dans le second, des accidents qui, si les deux causes ont agi successivement, sembleront parfois n'être que les corrolaires des précédents; et si ces deux causes, abstinence et choléra, agissent séparément, elles donnent toutes deux des résultats anatomo-patbologiques identiques.
Aux digestions laborieuses , aux fiatuosités , succèdent bientôt la diarrhée et les vomissements; à l'atonie musculaire, portée jusqu'à
rimpnissance de contractioD, se joint raffaiblissement progressif des fonctions intellectuelles; l'estomac cesse ses fonctions, il S'en échappe des gaz d'une fétidité repoussante {etiam in purissimo feminm corpore, Haller), cet organe devient inactif, l'aliment lui est devenu un corps étranger, qui l'irrite et cause sa propre régurgitation.
Tous les symptômes de l'anémie se déclarent et sont d'autant plus profonds que l'abstinence est plus prolongée : les battements du cœur sont précipités et ses bruits tumultueux* Il y a alors des étouffe* ments et de la dyspnée.
La quantité de fibrine et de matières colorantes du satig diùiintie ; la proportion du sérum augmente au contraire; par suite de cet appauvrissement, il se fait une hypérêmie générale des capillaires, les matières vomies renferment môme quelques caillots (scorbut). Et toujours, comme conséquence de l'exagération des liquides de la masse sanguine, il se fait un œdème bientôt génêMl, mais ^ui Cdtnnience par les membres inférieurs.
Cependant Tabsorption se continue, la quâtititê dé sang diminue de jour en jour, et il arrive un moment où Ton n'en tfotive plus sotls la peau, le tissu cellulaire et les muscles peauciôrs. La sensibilité de ces tissus devient obtuse, leurs mouvements sont presque nuls» et leur volume diminue de plus en plus.
Les sécrétions sont sans activité, n'étant pas alimentées par le liquide nourricier : la salive est rare ainsi que les urines, qui sout parfois sanguinolentes (GoUard de Martigny). La sécrétion de la bile fait seule exception : elle ne parait éprouver aucune diminution, à elle seule, elle forme les dernières déjections.
Les derniers jours de la vie, le cœur se ralentit et s'affaiblit considérablement; le sang ne pénètre plus qu'une partie des tissus, le cercle circulatoire devient moins étendu.
A mesure que le sang diminue de quantité, il est aussi de plus en plus altéré dans sa composition, les symptômes] s'aggravent^ et la mort est imminente.
Bo eOet, l'émaciatioa graduelle du corps a fait de tels progrès, que Ton arrive à constater une déperdition des quatre dixièmes du poids initial (Gbossat)) limite fatale au delà de laquelle la vie n'est plus possible.
La chalenr animale, qui a baissé de Qo^S par jour depuis le corn-» rncBcemeut de Tinanition, tombe tout à coup avec une rapidité 103 fois plus grande, de lo,29 par heure (Ghossal).
La respiration, qui tend graduellement à se ralentir à mesure que rinauition se prolonge, continue à baisser. Cependant, plus le refroidissement fait de progrès, plus la respiration s'accélère et devient haletante; mais ce n'est probablement plus que le résultat de contractions mécaniques (Chossat).
L'abaissement de la température varie alors entre 48o,5 et 34o,2, en moyenne 24o,9, degré d'abaissement auquel parviennent les animaux qu'o» fait périr dans les mélanges frigorifiques (P. Bérard, Physiologie).
Et c'est alors que la mort arrive, la respiration et la circulation
s'arrôtant, parce que le sang manque à l'action des poumons et du cœur.
LÉSIONS CADAVÉRIQUES CHEZ L'HOMME MORT D'iNANlTiON
Maigreur squelettique de tout le corps; le tissu adipeux et le tissu propre des muscles (que l'on ne rencontre qu'à l'état de fibres couleur feuille morte) sont réduits à néant, surtout le premier.
Le système sanguin est presque entièrement vide : le réseau veineux abdominal fait seul exception, il est gorgé d'un sang noir et épais.
Le cœur a suivi la marche des muscles; décoloré et atrophié, ratatiné^comme une pomme de reinette flétrie (Laennec), il est, suivant l'expression énergique de Ghossat, réduit à un cœur de 10 ans dans un corps de 30 ans.
La muqueuse et tous les tissus sont privés de sang et sont blaDCS, quelques-uns transparents (P. fiérard).
L'estomac, ainsi que Fintestin grêle, qui renferment quelquefois de petits caillots d'un sang noir et désorganisé, sont singulièrement rétrécis, et le sont d'autant plus que l'abstinence a été plus prolongée; tous les deux portent des traces d'une ancienne inflammation.
Aussi est-il bien important de savoir que l'irritation gastrique peut succéder à une alimentation insuffisante; la dysenterie de Gœttingue en est un exemple, et M. Bouillaud considère l'appauvrissement général comme une des causes occasionnelles de gastro-mésentérite (Hébray).
Le gros intestin, diminué en longueur, sans l'être en largeur, a ses parois gorgées de sang.
La rate et le pancréas sont atrophiés.
Le parenchyme du foie est diminué; mais la vésicule biliaire est distendue par une bile plus épaisse, plus visqueuse, plus amère, qu'à l'ordinaire (Gollard de Martigny).
C'est ce qui a porté Magendie, Tiedmann et Gmelin, à considérer le foie comme un organe d'excrétion plutôt que comme un organe de sécrétion récrémentitielle (Ck)llard de Martigny).
Les reins sont racornis, et la substance tubuleuse injectée.
La vessie, contractée, est le plus souvent vide.
Les lymphatiques sont vides aussi ; à peine le canal thoracique renferme-t-ii quelques gouttes d'un liquide épais et rougeâtre.
Les poumons sont exsangues et à peu près intacts.
Les plèvres renferment un peu de sérosité.
Le système nerveux est conservé intégralement ; la masse encéphalique et les membranes qui l'enveloppent contiennent quelque peu de sang noir (Gollard de Martigny).
RÉSUMÉ SYNOPTIQUE DES DÉRANGEMENTS PHYSIOLOGIQUES ET DES PHÉNOMÈNES MORBIDES QUE L'ON CONSTATE CHEZ L'HOMME SOU- MIS A L'INSUFFISANTE ALIMENTATION ET CHEZ LE CHOLÉRIQUE.
ilimentation insuffisante.
Cause efficiente. Insuffisance de matières nutritives.
Causes occasionnelles. Cherté des !
subsistances, mauvaise qualité ; maladies des organes assimilateurs, excès en tous genres .
Digestion. Difficile, l'aliment est rejeté, la bouche amère, excitations, déjections irrégulières, puis diarrhée et vomissements.
Absorption. Exagérée, dans ce sens seulement que les matières assimilées déjà sont de nouveau élaborées, puis éliminées, tandis que les matières assimilables venant du dehors sont rejetées avant tout travail de digestion.
Respiration. Tend graduellement à se ralentir, mais au dernier jour s'accélère et devient haletante ; le sang n'arrive plus aux poumons, il n'y a pas d'hématose.
Circulation. Les battements du coeur sont d'abord précipités, puis se ralentissent ; le pouls, vif au début, baisse peu à peu, et finit par ne plus se percevoir ; le cercle cii'culatoire diminue de plus en plus et ne s'étend même plus aux
Soumons ; la quantité de sérum u sang est augmentée, celle des globules diminuée.
Calorification. Abaissement de la température des extrémités au centre. En moyenne, la températm*e baisse jusqu'à 24° 9' ; la mort arrive entre 34o et 18o.
Volume. Perte des 0,4 du poids initial ; les saillies musculaires sont effacées.
Sécrétions. Sont diminuées et se tarissent ; la salive est l'are, le suc gastrique nul, les urines ra-
Choléra.
Une cause inconnue.
Une maladie du tube digestif, des aliments indigestes, une cause quelconque de débilité.
Indigestion, diarrhée bilieuse d'abord, puis évacuations caractéristiques, vomissements.
Nulle quant à ce qui est des matières du dehors ; mais ne serait-ce pas par exagération fonctionnelle des organes assimilateurs que l'amaigrissement se produit ?
Une oppression précordiale très-forte jette le malade dans une angoisse inexprimable; la respiration est haletante, mécanique ; l'air arrive seul aux poumons, où il n'y a plus de sang.
Le pouls s'accélère sans être fort, puis devient filiforme, et on finit par ne plus rencontrer le pouls radial. La circulation ne se fait plus qu'aux centres et finit même par ne plus arriver aux poumons ; la quantité de sérum du sang est diminuée, celle des globules est augmentée.
Les cavités chaudes donnent une température de 34o Réaumur ; les extrémités n'indiquent que 24® (Roger).
Le corps devient squelette.
Sont diminuées ; la salive est rare, les urines supprimées. La bile seule persiste, et colore assez
LB CHOUEXA.
res, sanguinolentes on supprimées; la bile seule se troaYe dans la ressie et forme les dernières déjections.
Fonctions de relation. Agitation, insomnie, délire, faiblesse, stupeur et collapsus général.
. Mort. Le sang, chassé par un cœur trop faible, n'arrive plus aux poumons, Thématose ne se fait plus, et la circulation s'arrête.
souvent les vomissements et les selles.
Névrosthénie, ivresse, agitation, crampes, insoomie, délire, faiblesse et collapsus.
La circulation s'arrête et l'hématose ne se fait plus aux pou*' mous, où le sang n'arme plus.
Résumé synoptique des lésions que l'on trouve chbz l^ouie
MOBT d'inanition ET CHEZ LB CHOLÉKIQX}B.
Eilomae. Racorni; traces d'inflammation chronique.
Intestins. Injection du réseau veineux, diminué dans son diamètre.
Foie et vésicule biliaire. Parenchyme du foie diminué, vésicule remplie de bile épaisse.
PcJe et pancréas. Atrophiés.
Reins, Atrophiés ; substance tubuleuse injectée.
Plèvres, Infiltration liquide dans la cavité.
Poumons, A peu près intègres.
Péricarde, Sérosité dans la cavité.
Cetnr, Atrophié, décoloré comme une pomme flétrie.
Muscles, Amincis, décolorés.
S^fsthue cérébro-spinal. Exsangue, conservé.
San^^. Épais, noir, on gelée ; la plus grande partie dos vaisseaux sont viJes.
Ramolli; traces d'inflammation chronique.
Tiolets, congestion du réseau vasculairc sous-mu(}ueux, meoibranes gorgées de bquide, œdémateux.
Parenchyme du foie diminué, vésicule remplie de bile épaisse.
Atrtîphiés.
Atrophiés ; hypérémie des deux substances, de la substance tubuleuse principalement.
Injection des veines, liquide dans la cavité pleurale.
lafîltrvs. non injectés.
Injecté, renfermant de la sérosité.
Friable ou ramolli, coloration feuille morte.
Chairs décolorées.
Injection des sinus.
Épais, noir, en gelée ; vacuité presque complète des vaisseaux.
tfi CHOLÉRA. 97