‹ Des infiniment petits rencontrés chez les cholériquesChapitre 18 sur 23 · CH0LER · texte numérisé non relu

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État RiEcAriTULATir, par comiuifE, des cas et diScès cholériques coiystat]£$ fniBAMT l'année 1835 dans u d^partsmisnt des Lampes,

ni

mmatmamm Noms

des

Communes.

mmoBEBmmm Nombre

Arrondt de /Mont- de-Marsan.

Mont-de-Marsan , I StrPierre<4a-M(mt

Daz. . • •

iSt-Paul-les-Dax.

iHastingaes. .

Ayregave. . .

'Peyrehoradt. .

iPort-de-Lanne.

Sorde. • • w [Saiat -Esprit. .

?amo8. . . .

Arrondt de Dax.

[Cap-Breton. .

I Oadres. . . , ^Sainte-Marie. .

Totaux.

de cas.

de décès.

OWBRVATIOII.

Du 15 octobre au 9 novembre 1855.

Da 21 octobre au 6 iio-| vexnbre 1855.

Dn 10 septembr* ad 20 octobre.

Da 8 septembre an 26 octobre.

Du 8 septembre au 14 oeiobre.

Des premiers jours d'oetobre au 20 dndit.

Pendant janvier et février, et depuis le 29 août Jusqu'au 16 octobre.

Pendant le mois d'octobre.

Depuis le 25 août jusqu'à la.fin d'octobre.

Du 26 août au 12 octobre.

Du 3 septembre au 20 octobre.

Du 1*' au 15 octobre.

Du 28 septembre au 18 octobre.

Du 27 octobre an 5 novembre.

« Dès les premières atteintes du fléau, les secours ont M largement organisés à Saint-Esprit et à Mont-de-Marsan; il en a été de même à Peyrehorade.

« La proportion des décès, comparativement an nombre des cas est moins considérable (1 sur 3) qu'ailleurs.

« A Sorde, à Hastingues et à Ayregave* d'où Ton ne m'a pas immédiatement prévenu, où je n'ai pu envoyer de l'argent qu'un peu tard, où enfin les secours n'ont été sérieusement oi^nisés qu'après mon passage dans ces communes, la proportion est au contraire beaucoup plus considérable.

« La question que vous me posez est pour moi parfaitement résolue.

« Là où l'on donne à manger aux populations des aliments sains et nflisammeni abondants, où l'on donne des vêtements, du bois de chaufliage; là où l'on substitue, autant que possible, un bon régime à l'affreuse nourriture habituelle de certaines classes, le choléra prend moins d'extension, les cas sont précédés de prodromes d'une plus longue durée, les cas sont moins graves et les décès moins nombreux.

« Gela est très-vrai, au moins en ce qui concerne répidémie qui a sévi cette année dans les Landes.

c fai eu du reste l'occasion de faire la même remarque en 1854, à l'usine dlndret, près Nantes. L'addition d*eau-de-vie à l'eau que buvaient les ouvriers, et quelques litres de bouillon ajoutés à leur nourriture habituelle, nous procurèrent une amélioration sensible au bout de très-peu de jours.

« Aussi mon premier soin, quand Tépidémie m'est signalée, est-ii à'orgadur ie tmi€, autant que les ressources locales et celles dont je dispose le permettent, des distributions de bouillon, de viande, de vin même.

m Pobtiens immédiatement ainsi un effet moral excellent; le cou^ âge des populations se relève, et je le répète, je viens ainsi trèsutilement, très-efficacement, au secours des tempéraments débilités par la misère, les privations et la débaodie.

« Signé, ]. CoRXcac, préfet. >

(Joe objeclioD, toute admiaistrative, m'a souvent été faite au sqjet des idées que je viens de développer et des mesures dont je réclame Tapplicatiou en temps de choléra, cette objection a trait aux grandes dépenses qu'entraînerait l'alimentation des masses. L'argument a tout juste la valeur de celui produit contre les quarantaines.

.Quand les malades arrivent, on s^empresse de leur donner des secours, et on organise un service hospitalier qui coûte toujours très-cher quoi qu'on fasse.

Or, j'ai les preuves officielles entre les mains que Ton n'a jamais dépassé la somme de 25 centimes par jour et par homme dans les fourneaux que j'ai pu faire organiser dans les villages. — Et tout était donné.

Je dois ajouter, il est vrai, que le personnel ne coûtait rien ; il était constitué par les sœurs ou les frères des écoles primaires.

Si on se demande qui faisait la classe aux enfants, je n*ai qu'une réponse à faire : En temps de choléra» les parents n'envoient pas leurs enfants anx écoles, et ils font bien. Quant à l'organisation des secours dans les grands centres de population, les résultats fournis par les caisses de la boulangerie, et les fourneaux économiques, tels qu'ils ont déjà fonctionné à Paris, sont trop beaux et trop cou • nus pour que j'ai besoin de faire autre chose que de les rappeler.

Âinsiy quarantaine sévère sur le littoral, propreté excessive à Tintérieur, avec enfouissement immédiat des déjections des malades, et alimentation préventive des classes nécessiteuses, sont, avec les visites médicales à domicile, les moyens prophylactiques les plus

(1)M. Daohaussoy a bien vonla nous faire remarquer que la viUe de Rouen a toujours mis en pratique ces mesures alimentaires préventives, à l'approche du choléra, et qije l'épidémie y a tout de même sévi.

M. Duchaussoy fait erreur, la ville de Rouen, avec son immense population ouvrière, est justement une des villes qui a le moins souffert, ayant toutefois été visitée par chaque épidémie. J'af&rme que Ton doit aux sages mesures prises par l'administration de cette ville, en cette circonstance, le petit nombre de viotimef qu'y a faites le fléau.

propres à moa avis pour enrayer la marche du choléra et en diniinuer les terribles effets.

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