‹ Des infiniment petits rencontrés chez les cholériquesChapitre 3 sur 23 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

combô après avoir présenté tous les phénomèoes caractéristiques du choléra indien.

Ce fait me donne lieu de penser que le chien omnivore comme le cbat, pourrait de préférence devenir utilement Tobjet d'expérimen-' tation, à la condition, toutefois, de le préparer à Tinflux cholérique, non pas en se contentant, comme on Ta fait, de lui enlever du sang pour rafTuiblir, mais en provoquant chex lui certaine affection du tube gastro-intestinal, condition eans laquelle, on risque fort de n'avoir aucun résultat.

On m'a enfin reproché la critique que contient mon travail contre les actofl do Tudministration de TAssistance publique deParis, pendant les épidémies cholériques antérieures, et les longs détails dans lesquels J*ui cru devoir entrer sur les effets de Talimentation insuffisante, arguant contre cette manière de faire que mes vues sur Talim(*ntatlon préventive étaient partagées unanimement.

Itlen n'est |)Iub Juito que cette dernière observation en tant qu'elle s*uppliquo aux médecins ; tous reconnaissent, et je le dis, que Talimentution iruulTiHantc prédispose au choléra et que la bonne alimention eut par excellenco le moyen préventif contre l'influx épidé* mlque.

Mi'jis il sVn faut quo tout le monde partage Topinion des médecins, et je ne regrette pus dc! m'étre étendu sur ce grave sujet, car malgré les avis reprîtes des eouseils d'hygiène, T Administration n'a rien ou presque rien fait pour oméliorer l'alimentation générale en temps de choléra.

J'en donnerai pour preuve la dernière circulaire de M, le Préfet du la Seine, aux Commissions d'gygiéne d'arrondissements, en çlate (le ce qiois (?eptcml)re 1873), 3e bornant à recommander de surveille? la propreté des ninleons et de dresser avec soin les statiçljques de§ malades et des d^-cès.

PRÉFÀOB. VU

J'ai donc pensé que fort de Topiaioa unanime de mes confrères, je devais chercher à stimuler l'Administration, à la pousser dans la bonne voie, en lui signalant comme mesures très-opportunes Tinstallation préventive des fourneaux économiques et des caisses de la boulangerie, là où la chose est possible.

Pour arriver à ces fins, il m'a donc fallu rechercher dans les archives même, de TÂdministration, les documents que je vous soumets et qui m'ont semblé propres à démontrer Tabsolue nécessité des mesures que je réclame au nom de l'humanité et du corps médical tout entier, il m'a fallu, en outre, les appuyer de preuves scientifiques qui en démontrent l'urgence; puisque jusqu'à présent, nous n'avons encore pu rien obtenir de ce chef.

M. Pucbaussoy m'a fait observer que^ à défaut de preuves expérimentales, je manquais de bases sérieuses pour préconiser comme je le fais» contre le choléra, l'emploi des sels de quinine.

Ma réponse sera bien simple : admettant une grande analogie d'ac* tion entre la cause qui produit la fièvre paludéenne et celle qui pro« duit le choléra, il était tout naturel que j'employasse contre cette dernière maladie le spécifique de la première, et je ne suis pas le seul de cet avis. Toutefois, mon opinion bien arrêtée sur la parenté du poison cholérique avec celui de la fièvre des marais fût-elle erro« née, j'aurais toujours comme base sérieuse de ma pratique, l'action par moi dénoncée dès 1857 et maintenant assez généralement admise, des sels de quinine comme excitateurs par excellence de la vie organique : or, s'il est une maladie où la vie végétative soit frappée d'atonie, n'est-ce pas le choléra?

L'emploi abusif que Von fait encore dans le traitement des cholâ'^ riques, de Talcool et des boissons alcooliques, m'a singulièrement

VIII PlÂFACl.

frappél J*ai cru devoir m'étendre fort longuement sur cette pratique désastreuse.

Employer Talcool comme stimulant pendant Talgidité des cholériques, c'est méconnaître cette propriété de l'alcool ingéré par Torganisme, d'y déterminer promptement l'abaissement de la température.

Aussi je n'hésite pas à attribuer à ce mode de traitement les trop nombreux échecs constatés dans la médication des cholériques.

Car si l'alcool est utile contre cette maladie» il ne Test et ne peut l'être» comme nous le. démontrons, que dans la période de réaction.

En dernier lieu on a observé que je n'introduisais rien de nouveau dans le traitement que je préconise. Je crois cependant n'avoir jamais entendu parler du rôle que j'assigne à VVhydrate de chloral contre les phénomènes nerveux de la période algide.

Quoiqu'il en soit, n'ayant pas eu la prétention d'inventer quoi que ce soit, je me suis borné à combattre certains abus, entre autres celui que l'on fait des boissons alcooliques et cet autre, tout au moins aussi pernicieux, de l'emploi inconscient et malheureusement si généralisé, de tous ces prétendus spécifiques qui, en temps d'épidémie cholérique, tuent, à mon avis, plus d'individus que la maladie elle-même.

Quant à ce qui concerne la thérapeutique proprement dite du choléra, tous mes efforts se sont appliqués à établir un traitement rationnel qui répondit à la cause que je reconnais au choléra et aux symptômes qui caractérisent cette maladie*

Des planches reproduisant les proto-organismes décrits dans ce travail aideront le lecteur à suivre les descriptions toujours arides de ces infiniment petits.

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