‹ Des infiniment petits rencontrés chez les cholériquesChapitre 6 sur 23 · MATIERES ALVINES DE CHOLERIQUES · texte numérisé non relu

MATIERES ALVINES DE CHOLERIQUES

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tm corpuscules ou protc^rganismes que Vom iMhMM le |ÉMe .«myent dans tee dAîections des cbolériques sout : {Y. la ptmÊiki tèueuMe.)

!• Une quantité considérable de peWfcs fitUte» Iftitd iK b i«g» dées par certains auteurs comme étant des débris de proto-plasma on de bio-plasma, par d'autres auteurs comme étant des siieroeoceus; ce sont lessporesjde VoUium dont nous venons de nous occuper;

2* Des cellules de microcoeeus (saceharomyee$) eererist9t mbÊOff €9n» §lameraki»f ofieulatus {eàfpSttfMIlD

3» Les myeadermas niini, œeti et Mipîicuê ;

4* Des débris d'algues, de fibres» d'amidon ; h^lieBbactéridks;

0» Toutes les variétés de tibriom parmi lesquelles se remarquent principalement le tiMan haeiUus^ le V. Umola, le K ipùiHnm onduki, le y. reguia et les HMnades;

1^ Let baeUrium ;

Ouand les matières sont fraîches et recueillies avant la mort des cholériques, ces derniers proto-organismes se rencontrent en moins grande quantité et moinp'' '^'^mmeut que Ton ne semble le croine.

26 LE CHOLÉXA.

8* EoGa de nombreuses plaques à'épUkelimm, quelques cristani d'acide urique et des carbonates mamelonnés, se retroaT«it aussi assex fréquemment au milieu des objets soumis à l'obsenration.

L'ensemble de ces corps doit te repartir en quatre groupes trèsnettement caractérisés :

Celui des agents que Ton connaît coDune appartenant à la fermentation alcoolique, tels que les wderocoeau et les myocNleniias»

Celui des algues dans lequel nous comprenons la badéndie.

Celui des agents de la fermentation putride, c*est-à-dire les hûotèries et les vitrions.

EnGn, un quatrième groupe dont je pense n'aroir pas à m'oocuper et qui comprend les débris à'ipiihaiMm, de fibres musculaires, les carbonates* Tacide urique, etc.

DES FEItMEira?8 ALCOOLIQUES

RENCONTBÉS DANS LES MATIÈRES DES CHOLÉBIQUES

Nous ne pouvons décrire ces ferments et apprécier le rôle qu'ils peuvent jouer dans TorgaDisme où ils ont pénétré, sans définir nettement les phénomènes que leur présence provoque dans les matières où généralement ils se rencontrent. C'est donc l'histoire de la fermentation alcoolique que nous devons résumer ici.

Le mot fermentation veut dire dédoublement, décomposition d'un corps composé en ses dérivés.

Or, récemment encore, M. Dumas parlait des phénomènes de cata" lyse, comme étant des fermentations; il confondait ainsi les phénomènes de transmutation moléculaire, dus à des contacts, avec les phénomènes de dédoublement dus à des êtres vivants nés dans des milieux auxquels ils empruntent certains éléments nécessaires à leur constitution, tandis qu'ils en abandonnent d'autres qui ne leur sont pas utiles.

Aussi ne saurais-je trop m'associer aux idées de M. Jeannel qui, dans son article fermentation du Dictionnaire de médecine et de cfctrurgie pratiques (1), adjure les chimistes et les autres observateurs, d'abandonner les anciens errements sur les phénomènes de fermentation, de n'admeltre comme fermentation que le résultat produit

(1) Ce sont les mSmet idées que professe C. Robin et ^édictées par De Vafazéal dans son travail sur l» fermentation.

28 u caoïlBâ.

pir te jgwliweflwit Jet être» orgMnigf et igrés; comme çÊtâlifu OQ rfifiifim, que tes résultats de TactioQ des phénomènes des matières dites /I^mUi tafaiM» lellei ifse te ifiaCeif, te pq^^

crdrt-i.«fe

Gtf si tes lenMBlatMBS mat des dédo^tements, des tnnsmKUtwBS BHtfcahiresdoBt tes agEBlB SBBt des lenKnts ffgoiés, tes phénnmfifs ètmiÊigm soBt n eontnire des phteomioeBd'UJonctîon: ans en doaDQBs pov exempte tes sMitemes ipn, teia de se dédoobhren prtsean de te dteslise, ^enridnssent d*nie moléeale d'esn poor tonner de te gjfcose. taqneite n*est antre qœ G» V^ 0«« 4- HO.

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Les teimentitionn

%• Les phénomènes i|ni pevrent se pi ed nii n pendant te#a» etfna teUlfîfçi^efe

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Qnant aax fermcnteliQiis secondaires on pathotegsqpn, ce sont les qpi penwnt aa peanntra en ae mamai aicc lea pro* aa asMrrteHM prahaMcment à RnAat^etsIeammetea annap^pnlqnea semUsnt la oomBntNr« il na maînea ne mimcnts seeannaiica aat naa qnn aensL ne cas mimcnts ^ai aant Meaée aa i lf B hp fsi dsaia tea artannsata aaiBanB,y

Ce Bout les agents de ces fermentations secondaires, qu'il importe aujourd'hui de bien étudier. Mais afin de pouvoir les différencier des ferments primitifs ou physiologiques, il convient de bien caractériser ces derniers.

ITEÏRMEINTATION ALCOOLIQUE

Si on prend de Feau et que Ton y dissolve du sucre en présence de la dUtstase^ et si on porte la température de cette solution à 83 degrés, on provoque des phénomènes de catalyse, et Ton peut reconnaître bientôt, que le sucre s'est transformé en glycose, c'està-dire qu'il s'est enrichi d^une molécule d'eau.

mieroeoeeuB ^^ ^ Uquidô est demeuré en contact avec Vair^ et si la température e«reYi8i«. en a été maintenue à un certain degré de chaleur, on ne tarde pas à voir celui-ci troublé par un va et vient de globules de gaz qui pro* duisent à sa surface, un certain bouillonnement et entraînent avec eux des flocons blanchâtres que le microscope fait reconnaître pour un corps parfaitement organisé, connu sous le nom de leoure de bière.

Ce corps, né de poussières surnageant dans Pair, ne tarde pas à se développer dans le milieu où il trouve un aliment.

D'abord sphérique, il produit à un point quelconque de sa circonférence, un prolongement cellulaire qui, s'étranglant peu à peu, finit par devenir un second individu dans lequel le microscope fait voir les spores si bien décrites par le professeur L. Engel (i). Les spores donneront naissance plus tard à de nouveaux êtres de la même espèce, c'est-à-dire aux micrococcns^ ou saccharomyces cere*

{i) La fermants aUooliques^ L. Engel. Psrir, 1872.

visiœ (F. pi. D). C'est le fermaUnm alcooUeum de M. Pastenr, classé daos Tordre des champignons, et qui a pour propriété de dédoubler la glycose en acide carbonique et en alcool.

Au tav et à mesure que les matières nécessaires à sa fonnation sont épuisées, le mierceoecus eerttmm se flétrit, s'amaigrit, et disparait peu à peu ; mais à côté de lui, et en raison directe de sa disparition, commence à se déTelopper une ^conde espèce de champignon complètement distinct, quant à sa forme, consistant en petits corps ellipsoïdes, arUcnlfts )f^ uns «qx autres par de«, trois et quatre ei»brancl|çniants«

Cette seconde espèce est connue par les micrographes sons le nom de myeoderma vhti. C'est la fleur de Hn que Ton retrouTe dans toutes les fermentations alcooliques, an second d^ré de férmentatioB.

A mesure que l'opération s'aTance, le mkrocoeau ne trouvant plus d*aliments, disparut petit à petit, et fut place au wnfcodermm viai qui bientôt demeure seul à la surfice du liquide en fermentation,

A ce moment, les masses fermentesdbles 09 renfenpent pln9 aiheona trace de glycose. Cette matière a été complètement réduit^ Tacide carbonique s'est échappé et l'alcool seul subsistant. Tient à subir Faction des myoHUrmes.

Les propriétés du «yccNtenM mmi^ de sont pa* QQQor« bitn dè« Unies. M. Pasteur déclare que ce champignon agissant exactement comme la mousse de platine, s'empare de Toxygène de l'air, le transmet à Talcool au sein duquel il s'est déTeloppé, et l'oxyde énergiquement au point de le détruire, sans toutefois former d'adde.

Cette opinion me parait contestable^ Sans avoir à m'en «xpliquer id, je crois que raction du leyiMbfaie eiaî consisu k abiortier Flif « drogène de Talcool et à transformer «ii^i €elui*d en Mfimiê 00 asëiel, premier degré d*oxjdatiou de raloool*

LE CnOLÉRiL. 33

Quoiqu'il en soit, |e crois pouvoir affirmer qu'il sert de lien de transition entre les phénomènes produits par le micrococcus eere^Uiœ, c'est-à-dire le dédoublement de la glycose, en acide carbonique et

ateool et l^ phéqon^i^^ qui TQpt ^w 4^ Q« â^rol^ I^g4«U> ^ Vadds acétique.

'^Imu!™* Dant te cours de la seconde phase de la fermentation alcoolique, (déreloppement et action du mycoderma vini^, tes phénomènes vont se modiGer si un troisième champignon dit mycodarmaoc^tj (Pasteur) yien( à parai^rq.

Q» fégélal, tefiainMoit pt^% el aam emlM^anebemanl (f. to fi. A) n'est formé qut 4a chapelets d'articles lAgèrement étranglés vers leur milieu* La longueur de Tarticle est de 0»n,002 et 3, et leur réunion en trame serrée ressemble à une feuille de papier blanc grenu.

Ce champignon ne peut vivre c^uç dans le liquide acide^ ou ep train de le devenir (aldéhyde) et si on vient à le semer dans un liquide en fermentation où le micrococeui vit encore, il ne s'y développe pas et disparaît même, tant que la glycose n'a pas été entièrement détruite, c'est-à-dire tant que tout Talcool n'a pas été changé e^ *l4éhy4^

Mais dès que le mierocoecus a disparu, le mycodemut aceii réapparaît; son action se fait aussitôt sentir sur l'alcool modifié par le mycoderma vini, et il ne tardera pas à étouffer et à faire disparaître en-

•ti^rçmep^ ce der^^e^ iôs qu'il ^ura acbçv^ Qoa m^xn^

8i le liquide alcoolique oon tient à la fbis des phosphates et des matières albuminoïdes, le nouveau ferment se développant avec énergie* fait disparaître l'alcool en le transformant en eau et en adde carbonique, il en détermine la coiQbustion complète» et mème« si dans un pareil milieu, on ajoute de raci4e acétique, cet acide qui

34 UB CHOnÉMà.

pentélre considéfé oonuDe leprodût de roxfdatiaQ incomplète de r^kool, est loî-iiiÉiiie oonfertî en en el acide cuboniqne.

Le ferment joœ èrîdeffimait là le rôle «Ton intermédiaire diargé de tranqiorter sar l'alcool Foxygène de Pair.

Mais si les liqoideB akootîqiaee sont prifés de phoaphatRg et de principes aOMmiinoidea, comme le Tîn« par exemple, le m6me ferment, troufant des conditions de dèiel o ppement moins fiTorahleéet jonissant d^BOK Tilalilé moindre, ne déterminera pins la combustion complète de TakooL

Le diampigoon ne peut alors transporin' snrFalcool^devenn ëidé- Jbydi» corps très-avide d'oxrgène, qne la quantité de ce gas nécessaire pour €dre passH' 1 alcool à Télat d'aàde acétique.

Gomme tous le tojo, ces diffiSrents tjpes de ferments que Ton rencontre dans les matières des diolériques appartiennent an genre luectononkcs, c'est-à-dire anx agents de la fermentation alcoolique.

Vous TOUS rappdei que ces champignons ne naissent que les uns ^irès les autres, d'^rès les lois de leur nutrition, et nous avons établi que le aîarecocais et le «y codorma ocelî ne peuTcnt TiTre et se déTd(qpper ensemble dans les mêmes

La présence simultanée de ces diampignons dans les matières que nous étudions est un signe certaûi qu'ils ne se sont pas dévelc^iés dans l'intestin.

Il feutdonc conclure de leur coexistence, qulls proTiennent des alimenls, des Mgumes, des fruits, ou des boissons fermentées ou sucrées ingérées par le malade.

Les aliments tiennent en suspension un nombre infini de ces cryptogames, qui ingérés par nous journellement, ne nous causent aucune incommodité.

iQoffensifs en tout temps, ces cryptogames ne sont pas vénéneux, tandis que, au contraire, vous êtes continuellement appelés à donner Yos soins à des individus empoisonnés par des aliments contaminés par la présence de certaines espèces de cryptogames dont j'aurai bientôt à vous entretenir.

Ne connaissant aucune propriété toxique aux ferments physiologiques de la fermentation alcoolique rencontrés chez nos malades ;

Sachant d'autre part que ces agents ne peuvent vivre dans les milieux où nous les avons rencontrés ;

Nous sommes amené à conclure à leur innocuité absolue et à accuser au contraire, jusqu'à présent, Toïdium, qui s'y voit avec eux et qui possède toutes les conditions nécessaires pour provoquer les phénomènes qui constituent le choléra.

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