‹ Des influences françaises au Canada. PréfChapitre 10 sur 48 · XVI • PREFACE · texte numérisé non relu

XVI • PREFACE

retour à Vaiitiquité grecque ou au léger scepticisme latiriy n'est-ce pas par curiosité bien humaine et pour exprimer sur Vliomme des idées qui touchent au magnifique tourment de ses destinées? En un mot y en croyant imiter les autres, ne cherchent-ils j)as un motif de demeurer français?

L'important pour 7ios poètes était qu'ils réussissent. On pardonne tout an succès; et il est entendu^ maintenant qu'il est mort à la pensée^ qu'Emile Nelligan est un artiste ^ et qu'un auteur français, même de quelque renoms eût signé la Eomanc-e du Vdn. Ainsi des Silen<^ieux de M. Jean Charhonneau, des Mouettes de M. Gonzalve Desaulniers ou du C^ap Eternité de M. Charles GUI, pour ne mentionner que ceux-là. M. Paul Morin paraît avoir élégamment tranché le débat par un quatrain, souvent cité,

J'attends d'être mûri par la bonne souffrance Pour, un jour, marier

Les mots canadiens aux rythmes de la France Bt l'érable au laurier.

Ce dernier vers fait le titfe du nouveau recueil d'Alhert Lozeau qui unit, en effet, le souffle généreux de la France aux espoirs du Canada français.

L'influence française, nécessaire et féconde, doit être avant tout une influence éducatrice, une véritahle discipline, tutrice de l'esprit, qui dirige sûrement notre légitime désir d'assurer.

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