PRÉFACE XIII
que de s'être avoué; se mêler à lliumanité trouhlée, meurtrie, r(n}U-}ip, parcourir J(' monde à la suite des dieux !
Disciple d'Alfred de Vigny, de Leconte de Lisle et de Sully PrudJiomme, M. Jean Charhonneau, héritier de leur âme tour à tour inquiète et stoique, interroge la nature où il cherche la confirmation de son rêve intérieur et la leçon de V éternelle désillusion des choses. Sa mélancolie se comptait en elle-même et réclame ftourtant l'oifhli.
Sans l'oubli la douleur resterait éternelle
Et les jours de bonheur seraient sans lendeinai}is.
De ses vers, dont on n\i pas suffisamment apprécié la tenue, émerge une sombre tristesse qui goûte l'heure du crépuscule et les saveurs mortes de Vauto}in\(\
Ils sont tous là mes rêves morts Drapés d'un manteau de tristesse.
un pessimisme ardent, qui voudrait être impassible et silencieux, sur lequel quelques critiques se sont leurrés. Je ne dis pas qu'il ne soit pas sincère puisque les dispositions d'esprit du poète Veussent, à elles seules, engendré,- mais il est aussi, pour reprendre l'expression de Maurice RoUinat,
Le savoureux tourment de son art volontaire. Ecoutez plutôt le poète nnus avouer que: