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tervalle l’une de l’autre. A la troisième séance, l'amélioration est déjà très marquée ; la luméfaclion du début a presque entièrement disparu ; le larmoiement a perdu de son intensité et la parine du côté droit n'a plus sa sécheresse primitive.
Le 20 mars, on constale une guérison complète qui se maintient les jours suivants. Plus de phénomènes inflammatoires, plus de larmoiement. L’injeclion du formol passe loute entière par la narine droite, enfin la pression ne permet plus de faire
sourdre du pus par les points lacrymaux correspondants. La malade est revue le 6 juillet 1894 : la guérison s’est main
tenue.
Le 19 novembre de la même année la guérison persiste.
Les quatre observations qui vontsuivre sont consignées dans la thèse de M. le D' Mazet (Paris, 1895).
OBsERvATION XII
Ch... (Marthe), âgée de 35 ans, lingère, se présente à la clinique du D' Lagrange, le 3 novembre 1893, avec une tu meur lacrymale phlegmoneuse encore non ouverte à l’extérieur.
Rien de particulier à signaler dans ses antécédents héréditaires ou personnels.
Absence de traumatisme, pas de tuberculose, pas de syphilis, pas de rhumatisme.
Elle est atteinte d’un larmoiement depuis assez longtemps; il y a 10 ans en effet qu’elle a remarqué que son œil gauche pleurait. Ce larmoiement simple et intermittent au début est resté un certain temps sans augmenter et sans s'accompagner de dacryo-
cystite. Avant, comme du reste pendant cette période d’épiphora,
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a malade n’a jamais présenté d’affection du côté des yeux ou des fosses nasales.
Il ya trois ans, apparitiond es premiers symptômes de dacryo- Cyslile, et à partir de ce moment la malade est sujetle à des conjonctiviles répétées de l'œil gauche.
Il y a deux ans, augmentation de la blennorrhée lacrymale et kératite consécutive dont il lui reste une légère taie de la cornée. El'e consulte à celte époque un médecin qui ordonne des lavages boriqués et un collyre ; il essaie, mais sans succès, paraît-il, de lui introduire une sonde dans les voies lacrymales.
‘Ce léger accident inflammatoire passe avec ces seuls soins externes, mais la malade conserve toujours sa dacryocystite comme par le passé.
Il y a deux mois nouvelle inflammation du côté de l’œil, coïncidant avec une légère tuméfaction remarquée par la malade au niveau du sac lacrymal ; elle s'adresse à un empirique qui lui conseille des applications d’une pommade sur laquelle nous n'avons aucun renseignement. Ce remède ne paraît pas d’ailleurs avoir beaucoup agi.
Depuis cetteépoque son œil est reslé presque continuellement rouge et larmoyant, tous les matins ses paupières étatent fortement agglulinées et ses voies lacrymales donnaient lieu à une assez abondante sécrétion de muco pus.
A la suite de quelques céphalalgies el de quelques élancements douloureux dans la moitié correspondante de la face, elle voit brusquement éclater du côlé de l'œil gauche les phénomènes inflammatoires violents qi l’amènent à la clinique.
Les paupières fortement œ lématiées nousempêchent de mettre à découvert le globe oculaire ; les régions sus-orbitaire, sousorbitaire et temporale prennent part à cette inflammation. La tuméfaction est surtout accusée dans l'angle interne de l'œil au niveau de la racine du nez et du sac lacrymal; cette région est
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jendue, chaude et douloureuse. La peau y est très rouge, elle donne au doigt une sensalion de dureté extraordinaire, il est impossible de la faire glisser sur les parties sous-jacentes, elle paraît faire corps avec elles. Tous ces symptômes inflammatoires pourraient à première vue en imposer pour un érysipèle, s'ils n’élaient l'indice d’un foyer purulent collecté dans le sac lacrymal.
L'examen des fosses nasales est négatif.
Ponction aseptique. Il faut faire pénétrer profondément le bistouri pour arriver au sac et donner issue à du pus homogène, crémeux, jaunâtre, phlegmoneux en un mot. Injections antiseptiques au formol dans la cavité, pansement.
Tous ces violents phénomènes inflammatoires s'amendent rapidement en quatre et cinq jours et permeltent de pratiquer le cathétérisme par lequel nous constatons un rétrécissement au niveau du canal nasal.
E’ectrolyse négative par un courant de 2 m.2. pendant 2 minutes. Injections anliseptiques au formol par le point lacrymal inférieur.
Au bout d’un mois, la malade se considère comme guérie et ne reparaîl pas à la clinique. [l nous a été impossible de la revoir
- depuis.
OpservarTion XIII
Léontine T..., âgée de 30 ans, lingère, se présente à la Polyclinique le 3 août 1-94 pour une affection oculaire survenue brusquement el sans-cause appréciable.
Rien à signaler dans ses antécédents héréditaires.
Quoique la maiade, vivant ma! et à force de privations, ait
toujours joui d'une santé ginérale médiocre, nous ne trouvons
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dans son histoire aucune affection grave à signaler. Elle a eu deux enfants venus à terme et aujourd’hui bien portants. Pas de syphilis; pas de rhumalisme. La malade présente une certaine difficulté pour respirer par le nez, el ronfle lrès souvent la nuit, paraît-il. Avant l’affection pour laquelle elle vient nous consulter, elle n’a jamais souffert des yeux ; sa vision est excellente et lui
permet d'exercer son mélier sans fatigue.
Il y a quelques jours elle remarque que son œil droit pleure parfois dans le courant de la journée, étant souvent obligée d'es-
suyer les larmes qui cou'ent le long de sa joue.
Un peu après l'apparition de ce larmoiement surviennent chez elle de violentes céphalalgies précédant ainsi de quelques jours les phénomènes inflammatoires qui vont se passer du côté de l'œil droit.
Trois jours" en effet avant sa venue à la clinique du D' Lagrange, elle se réveille le maliu ne pouvant ouvrir l'œil dont les paupières sont fortement collées et présentent en même temps une légère tuméfaclion.
Au-dessous l’æil est rouge etlarmoyant.
Cette tuméfaction augmentant les jours suivants malgré l'ap plication de catap'asmes, elle se décide alors à venir réclamer les soins qu'exigent son élal.
Lorsqu'elle se présente à nous, les paupières, les régions sus el sous-orbitaires, malaire et temporale, sont le siège d'une luméfaclion considérable ; il nous est impossible de mettre à découvert le globe oculaire pour nous renseigner sur son élat, La région du sac lacrymal est surtout tendue, dure, rouge et très douloureuse à la moindre pression; on ne peut de ce fait cons-
tater la moindre fluctuation à ce niveau.
Enfin tout ce côté de la faccet de la lêle est le siège d'elance-
ments sourds et douloureux.