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comprime de nouveau l'aorte. M. le professeur Fochier fait rapidement la délivrance ; nouvelle perte de sang. On comprime toujours l'aorte. Injection d’ergotine. On donne à la malade un lavement d'eau salée de 500 grammes. Arrêt de l’hémorragie.
11 h. 30. Lavage utérin de solution chaude iodée. L'hémorragie est complètement terminée. La malade très affaiblie est surveillée avec soin. Le pouls est petit, irrégulier.
4 heures soir: Injection intra-rectale de solution saline, à la suite de laquelle l’état général paraît s’améliorer.
27 mars. — Deux injections intra-rectales de solution saline, Le pouls est plus régulier, plus ample, la malade se sent mieux. 28 mars. — Deux injections intra-rectales ; l’état général est
satisfaisant, les forces reviennent.
Sortie, le 6 avril.
OBsERVATION IV (thèse Comte.)
(Service de M. le professeur Poncet, communiquée par M, le professeur agrégé Bérard).
Extirpation d’un énorme fibrome de l'utérus. — Phénomènes alarmants de dyspnée extrême et de tachycardie. — In- Jections sous -cutanées et intra-rectales de sérum artificiel, — Guérison.
M'° V..., quarante-six ans, porteur d’un énorme fibrome utérin qui ne put être opéré au printemps de 1898, vu l’état de la malade. A la suite d’une grippe assez sérieuse dont elle est convalescente; elle présentait à cette époque, aux deux bases, des signes de congestion et souffrait de points de côté certainement pleuraux,
Le 10 juin 1898, on lui enlève son tibrome à la maison de santé : son poids est de 4 kilogrammes. L'opération est assez simple; amputation sus-vaginale. Les suites immédiates furent bonnes, mais, le quatrième jour, sans cause apparente, il. y a une conges-
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tion pulmonaire intense des deux côtés avec dyspnée vive. T, — 39°2, Ces accidents, qui ne sont pas en relation avec la plaie, cèdent au bout de deux jours par applications répétées de ventouses sèches aux deux bases, et par l'administration d’une potion à la morphine, le tolu et l'alcool, Le dixième jour après l’opération, l’état local, comme d'ailleurs l’état général, est excellent. T! = 915:
À ce moment, le pédicule de la tumeur que l’on avait extériorisé au moment de l'opération, est sectionné au-dessous de la broche quile soutenait, quoiqu'il ne fût pas complètement sphacélé. Cette section a pour but de supprimer un petit clapier purulent qui s'était formé entre le pédicule et 1es bords de la plaie de la paroi abdominale. Un léger suintement sanguin se produit. Il est tari par la simple compression; mais on remarque, sur la tranche du pédicule, de grandes lacunes béantes toutes disposées pour l’absorption des liquides de la plaie. Le soir même, la malade se plaint de frissons, la température monte à 39°2, la dyspnée est extrême, le pouls est à 110. Même état pendant la nuit. Le matin suivant, ventouses et morphine. À midi, la dyspnée a augmenté. T. — 39°8. L'état de la malade est très inquiétant : elle se plaint de vives douleurs vers la plèvre gauche. Pourtant il n’y a pas de crachats hémoptoïques, et pas d’autres signes d'infaretus que cette dyspnée. A l’auscultation on entend des râles fins de congestion diffuse aux deux bases sans localisation nette, Devant cet état de choses et devant l’échec des ventouses que l’on applique de nouveau aux deux bases, on pratique deux injections de sérum artificiel de 400 grammes chacune (NaCI 8 grammes, eau distillée, 1 litre), pendant l'après-midi, dans le tissu des muscles antérieurs de la cuisse. Pas d’effets immédiats, mais, le soir même, la langue qui, le matin, était sèche et rôtie, devient humide et rosée. Le pouls, plus plein, s’abaisse à 100, et la malade, vers minuit, peut reprendre la position étendue sans suffocation. Dans le milieu de la nuit, on pratique une injection intra-rectale à 700 grammes de sérum artificiel (8/1000).
Le lendemain, T. 388; dyspnée beaucoup moindre, pouls 95. Le point de côté diminue rotablement, bien qu’il y ait encore des
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râles congestifs aux deux bases ; la langue est humide, l'aspect général plus rassurant, la malade se sent mieux. Depuis, la convalescence s’est poursuivie sans incident. Quatre jours après, la température est redevenue normale et la cicatrisation de la plaie se poursuit.
OBSERVATION V (inédite).
(Recueillie dans le service de M. le professeur Fochier).
Hémorragie de la délivrance. — Injections intra -rectales de solution saline.
G... Amélie, vingt-six ans, couturière. Entrée le 16 décembre 1897.
Trois accouchements antérieurs. Aucun antécédent. Pas d’albumine.
Diagnostic : O. I. D. A.
16 décembre. — Letravail marche d’une façon règulière.
17 décembre. — L'accouchement a lieu normalement à 7 heures du matin. Fille bien portante.
Dix minutes après la sortie de l'enfant, on constate que le placenta est adhérent. Une perte de sang très abondante se déclare ; on essaie de décoller le placenta; après plusieurs tentatives, on n'arrive qu’à en ramener quelques débris, le centre du placenta paraît faire corps avec l'utérus. On fait une injection intra: rectale d'eau salée. L’'hémorragie paraît s'arrêter. On arrive à amener le reste du placenta. On pratique alors une injection iodée intra-utérine, Trois heures après, une nouvelle injection intrarectale de solution saline est donnée, L’hémorragie s’est arrêtée. Le soir, la même injection intra-rectale est renouvelée.
Bon état général pendant les jours suivants; mais une phlébite de la jambe gauche se déclare, et on évacue la malade à l’infir. merie,
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OSsERvATION VI!
(Recueillie dans le service de M, le professeur Fochier, in thèse Comte.)
Placenta prævia. — Hémorragies.— Accouchement provoqué. — Rupture artificielle des membranes. — Ballon de Champetier. — Extraction par les pieds. — Hémorragie arrêtée par l'injection intra-rectale de sérum artificiel (500 gr.). — Collapsus. — Injection sous-cutanée de sérum artificiel. — Guérison.
G... Joséphine, trente-six ans, ménagère, entrée le 10 février 1898, à la clinique obstétricale.
Réglée à quatorze ans, régulièrement. Neuf accouchements antérieurs, dont deux fausses couches : une à six mois, l’autre à huit. cinq enfants vivants et bien portants, les autres morts d’affections indéterminées. Une fois, il y eut présentation du siège.
La grossesse actuelle est presque au huitième mois ; jusqu’à présent, elle avait évolué normalement. Le 8 février 1898, première perte sanguine, ayant duré environ un quart d'heure, avec une très grande abondance, puis avec une abondance moindre pendant deux heures. Aucun traitement n’a été institué pour cette hémorragie, que la malade aurait vu cesser par l’ingestion de café noir ? Le lendemain matin, à 9 heures, nouvelle perte qui dure jusqu’au soir; à ce moment, léger répit, puis, de nouveau, hémorragie jusqu’au moment de l'intervention.
Effrayée par ces pertes, la malade entre à la clinique le 10 férier à 2 heures du matin. À 9 h. 40 on se décide à intervenir,
S. I, G. P. Rupture artificielle des membranes; tentative infructueuse d’extraction manuelle par suite de la difficulté qu'il y à à abaisser le pied.
1 Francis Comte, Des injections sous-cutanées de sérum artificiel, Lyon, 1898.
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A 10 heures, ballon de Champetier, gonflé avec trois seringues d'eau. A {1 h.1/4, quelques douleurs. Nouvelle seringue d’eau dans le ballon ; tractions,
A 4 h. 10, dilatation de l’orifice externe à 4 centimètres. L’hémorragie continue et le sang s’aceumule derrière le ballon.
A 1h.1/2, douleurs plus fortes, orifice interne encore tendu et résistant ; l’hémorragie continue,
A4 h. 45, anesthésie; nouvelle seringue d’eau dans le ballon; tractions, L'orifice interne cède et le ballon est expulsé à 4 h, 58. Procidence du cordon, extraction par les pieds en trois minutes. A ? h. 02, la délivrance est achevée. Enfant en état de mort apparente et qui ne tarde pas à succomber.
Injection iodée intra utérine. L’utérus revient bien, il est dur. Le segment inférieur saigne toujours. Le sang s'écoule lentement pendant les contractions.
Deux heures et demie après l'accouchement, la malade perd toujours, l'expression de l'utérus fait sortir 200 grammes de caillots environ. Tendance à la syncope. « J'ai vu noir », dit la malade. Pouls petits, rapide, irrégulier, variable. Flagellation de la face. Ergotinine Tanret : VI gouttes en injection. Lavement de 500 grammes de sérum artificiel à 9 pour 1000, L'hémorragie s'arrête. Dans la soirée, injections répétées de sérum artificiel (4200 gr. environ) à la cuisse gauche. Le soir, la malade est hors de danger et va aussi bien que possible.
OBSERVATION VII (inédite)
(Recueillie dans le service de M, le professeur Fochier).
Placenta prævia. — Hémorragie. — Injections rectales de solution saline.
Ch... trente-sept ans, ménagère, entrée le 28 janvier 1899. Antécédents : syphilis datant de 1896, Quatre accouchements
antérieurs, un à sept mois, une fausse couche de cinquante
LH jours. Les douleurs ont débuté le 21 janvier, Le fœtus est mort. On constate une insertion vicieuse du placenta.
23 janvier, 11 heures du matin. — Expulsion d’un enfant du sexe féminin dont la macération est avancée. Poids 1300 grammes. Une hémorragie très abondante se produit à ce moment. On procède immédiatement à la délivrance artificielle; et on fait une injection intra-rectale d’eau salée de 500 grammes. L'hémorragie s'arrête. Le pouls se relève. Le soir, on pratique une deuxième injection intra-rectale,
24 janvier. — La malade va bien ; l’état général est satisfaisant,
OBsERVATION VIII (inédite).
(Recueillie dans le service de M. le professeur Fochier).
Hémorragie de la délivrance, — Injections intra-rectales dé solution saline.
B..., Antoinette, trente-sept ans, tulliste.
Entrée le 1° décembre1897, O.I.G.A.Unaccouchementantérieur.
2 décembre, — Début des douleurs à 14 h. 30 du matin.
3 heures du soir. — Accouchement normal et rapide. Enfant, sexe féminin, bien portant.
On est obligé de faire la délivrance artificielle.
À ce moment se produit une hémorragie très notable qui paraît céder à la compression de l’utérus. Puis brusquement l’hémorragie augmente. On comprime l’aorte et on donne un lavement d'eau salée, Quelques minutes après, l’hémorragie s’arrête. La malade est abattue, le pouls est faible.
3 décembre, — L'état général est meilleur. On donne malgré cela un deuxième lavement d'eau salée.
4 décembre, — La malade va mieux, Le pouls est fort et régulier. Pas de température.
La malade sort le 45 décembre en parfaite santé.
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OBsERvVATION IX (inédite).
(Recueillie dans le service de M. le professeur Fochier).
Albuminurie, — Urémie pré-éclamptique. — Injections intra rectales de solution saline.
G. AÀ..., vingt-quatre ans, dévideuse, entrée dans le service le 24 décembre 1898. A eu, a quinze ans, la scarlatine avec néphrite, œdème considérable et albuminurie abondante. Une grossesse antérieure avec crises d’éclampsie. L’albuminurie a persisté à la suite de son accouchement.
Au moment de son entrée dans le service, la malade a 50 centigrammes d’albumine. Grossesse de huit mois. Au début de la grossesse, vomissements qui cédèrent au régime lacté. Céphalée persistante malgré ce régime.
Diagnostic: O.I.G.T.Bruits du cœur normaux. Tête mobile au détroit supérieur. Rien au bassin,
29 décembre. — Tête peu élevée, mais mobile. Urines 1400 grammes. Albumine, 4 gr. 50.
12 janvier 1899. — La malade divague, troubles visuels.
Quelques mouvements convulsifs. On administre 6 grammes de chloral, un purgatif, puis on pratique une injection intra-rectale de solution saline.
13 janvier. — Les douleurs se déclarent ; léger écoulement sanguin. À ce moment le col est encore long, souple, dilatable à 1 cm. 50.
3 heures soir. — Douleurs toutes les dix minutes.
9 heures du soir. — Les douleurs continuent. Ecoulement sanguin inquiétant. Le col a sa même longueur, On introduit une bougie, Glaires sanguinolentes, Quelques instants après on retire la bougie; les douleurs cessent à minuit; injection intra-rectale de solution saline ; la malade s'endort,
14 janvier. — L'état général est notablement amélioré, 30 centigrammes d’albumine. Plusieurs selles dans la journée,
15 janvier. — Les bruits du cœur paraissent moins bien frappés. M. le professeur Fochier fait introduire une bougie. Le col est refermé ; tout signe de travail a disparu.
À midi et demi, les douleurs recommencent et se répètent toutes les quarante minutes, À 2 heures, le col est dilaté comme deux francs, Rupture des membranes. Les douleurs deviennent continues.
2 h, 40 : L'accouchement se produit d’une manière rapide, suivi de la délivrance. À ce moment, hémorragie de 700 grammes, On administre à la malade V gouttes d’ergotinine et on pratique une injection intra-rectale d'eau salée. L'enfant est vivant et vigoureux.
16 janvier. — Le matin et le soir, #mjection intra-rectale de solution saline.
17 janvier. — Deux injections intra-rectales.
18 janvier. — Deux nouvelles injections intra-rectales. La malade sent ses forces revenir. Son état général s'est beaucoup amélioré.
25 janvier. — La malade va de mieux en mieux et doit sous peu quitter le service.
OBsSERVATION X (inédite).
(Recueillie dans le service de M. le professeur Fochier).
Albuminurie, — Macération.
Jeanne P... entrée à la 2° infirmerie le 15 novembre 1898.
Pas de maladie antérieure, Rein droit flottant et albuminurie depuis un mois. Depuis ce moment, la malade est au régime lacté. Primipare ; grossesse de sept mois O.I.G.T.
17 novembre, — Urines, 1200 grammes. Albumine, 13 ou 14 grammes. | ;
18. — Albumine, 20 grammes. On donne chaque jour une injection intra-rectale de solution saline de 800 grammes,
19, Albumine, 24 grammes.