XXX
manifeste aujourd iiui dans les deux inondes. C'est Rome qui a créé la première maison cellulaire, qui a appliqué simultanément l’isolement absolu et l'isolement mitigé. C’est un pape qui, de sa main, a écrit les premiers réglements d’une maison de correction. » Et il termine par ces mots si justes et par ce vœu dont la réalisation serait bien heureuse et nécessaire pour l’avenir de la réforme. « J’attache une importance d’autant plus grande à restituer au pontife romain Clément XI, l’honneur de la première idée de la réforme pénitentiaire , que j’y trouve une raison puissante pour gagner à la cause de cette réforme les nombreux sectateurs de la religion ; j’y puise encore cette pensée que, la réforme devant être conséquente à son origine, pour être salutaire elle doit être essentiellement chrétienne. »
Quand la prison cellulaire de Saint-Michel fut affectée à la détention des femmes , Léon XII Ot construire un nouvel asile de correction pour les jeunes gens; modèle parfait de régularité, il offre aujourd’hui le consolant spectacle d’un véritable pénitencier, où le travail et l’instruction concourent à l’amendement moral des enfants prisonniers. Ainsi, à Rome, la première application , comme en France le premier essai du système pénitentiaire, a eu pour objet les jeunes détenus. A Paris, le gouvernement a créé pour eux un pénitencier; ceux de Lyon, de Bordeaux, de Marseille ont été fondés par de zélés ecclésiastiques.
M. Cerfbeer a cru trouver dans le climat et les mœui’s d’Italie une des causes qui déterminèrent la naissance, à Rome, du principe de la réforme pénale. Je ne comprends pas trop, je l’avoue, l’influence du ciel et