I.XXXI
«les usages sur l’origine «l’uue pareille institution , et je penserais plutôt que le caractère méridional, loin de la favoriser , y mettrait obstacle. Quant au type offert par les cloîtres , l’idée en est plus juste. « J’ai cause, dit M. Gerfbeer, avec des religieuxde différents ordres qui m’ont tous témoigné leur étonnement de voir considérer comme une découverte la réforme basée sur le système cellulaire, l’isolement, le travail et le silence. Ce système est pratiqué depuis des siècles au fond des monastères; et ceux de ces couvents qui exercent une juridiction sur les membres de leur communauté, pratiquent exactement les mêmes principes, les mêmes procédés que ceux en usage à Gbery- Hill et dans les autres maisons dites de Philadelphie. * Le couvent, en effet, avec ses corridors garnis de cellules, avec ses règles de silence, de prière, de travail rend bien l’image d’un pénitencier. Le régime des Chartreux, par exemple, régime absolu de solitaire et non de cénobite, ressemble assez au système d'isolement complet de Philadelphie, tandis que les autres ordres, vivant en commun, rappellent la solitude d’Auburn , mitigée par la réunion du jour dans une même salle. Mais, indépendamment de ce que l'idée du système pénitentiaire eût pu naître partout ailleurs qu’en Italie , à la vue des cloîtres qui existent ou ont laissé du moins leurs souvenirs et leurs monuments dans d’autres pays , il ne faudrait pas exagérer une similitude très incomplète. Si c'est à la vie même du religieux que l'on compare celle du prisonnier, il est évident que l’on ne peut assimiler à des rigueurs volontaires, spontanément acceptées et non imposées comme châtiment d’un crime, le régime de peine et