CHAPITRE IX
DE l'üOSI'ICE 1)E S.\1VT-L0L1S.
Près de l’hospice de Sainte-Galle, mais entièrement indépendant de celui-ci, le refuge de Saint-IiOuis-de-Gonzague donne pour la nuit un asile et un lit au.\ pauvres femmes qui en manqueraient. Cet hospice est, comme on le comprend aisément , beaucoup plus important que Sainte-Galle, et on devrait l’agrandir. Iæs revenus actuels ne permettent pas d’avoir plus de 30 lits; mais le local en contiendrait le double. 11 se compose de deu\ dortoirs, d’une chapelle, d’une chambre de récréation et d’un jardin. Le père François-Marie Gallazi, de Florence, homme plein de zèle et de mœurs très douces , mort à Rome le 5 septenahre 1730, à 60 ans, fut le créateur de cette belle œuvre. Le vénérable chanoine Derossi le protégea efficacement, et l’on conserve son portrait près de celui du fondateur.
Les pauvres femmes qui, vers l’ angélus du soir, se présentent, sont admises tant qu’il y a place; on exclut seulement les malades, les femmes enceintes, celles affectées de maux cutanés, puisqu’elles ont des refuges spéciaux. Après quelques prières, on les envoie dans leurs lits, composés de paillasses, de draps et de couvertures. Le matin, à peine levées, elles sortent et vont à leurs travaux. Une fois par mois elles entendent toutes la messe et communient dans l’hospice, et ce jour-là on leur donne un demi-paul (25 cent.) par tète , en compensation de ce qu’elles auraient pu gagner pendant ce temps.
L’établissement dépend du cardinal-vicaire de Home qui délègue deux députés, l’un ecclésiastique, l’autre laïque, pour administrer les petites rentes. Autrefois, il dépendait du recteur temporaire du collège romain , Père de la Compagnie de Jésus. L’hospice a une prieure et une sous -prieure; il lui faudrait encore quelques femmss de .service pour y entretenir plus de propreté.