‹ Des institutions de bienfaisance publique et d'instruction primaire a Rome, essai historique et statistiqueChapitre 39 sur 78 · CHAPITRE Xü · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xü

nu CONSERVATOIRE DES SAINTS-QÜATTRE.

Sur le mont Cœlius, près de l’église des Saints-Quatlre, Pie IV transféra , en 1 560 , les orphelines qui , par les soins des Curiaux et les exhortations de saint Ignace , avaient été placées dans une maison dépendant de Saint- Barthélemy-en-l’Ile, dans le lieu où est aujourd’hui l’hôpital de Saint-Jean-de-Dieu. La confrérie de la visitation qui dirigeait l’hospice de Sainte-Marie-in-Aguiro, gouvernait aussi ce conservatoire. Aujourd’hui les deux établissements dépendent du même cardinal et des mêmes députés.

Dix ou douze religieuses furent, dans le principe , appelées aux Saints-Quattro pour l’éducation des jeunes filles ; ce qui lit que peu à peu U s’y forma un monastère sous la règle de saint Augustin. Les orphelines que l’on élève gratuitement sont ordinairement au nombre de douze, instruites par les religieuses dans les ouvrages de

leur sexe, et surtout dans la morale et la religion. Sous leur direction, les jeunes personnes s’occujient de la cuisine, de la dépense et de l’infirmerie, pour se préparer à être de bonnes femmes de ménage. Quand elles veulent se marier, on leur donne une dot convenable. Si elles aiment mieux se consacrer à Dieu dans la vie religieuse , elles restent dans le monastère même, où l’on n’admet que les novices élevées dans son sein. Le cardinal-protecteur administre les revenus, et reçoit aux places vacantes celles qui le méritent. L’administration de ce conservatoire et de la pieuse maison de Saintc-Marie-tn-ilç'Utro étant la même, je ne répéterai pas ce que j’en ai dit dans le deuxième chapitre de cette partie de mon livre.

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