CHAPITRE II
Troie. Mais ce qui est possible, mais ce qui est utile, mais ce qui se fait et se fera de plus en plus, c'est de ressusciter les sentiments de justice, d*admiration et d'amour que méritent les grands hommes et les grands saints que le calholicisme avait inspirés ; les grandes institutions que le catholicisme avait imprégnées de son esprit; les incomparables monuments que le calholicisme a fait jaillir du sol de l'Europe; c'est de puiser dans cette étude du passé la force nécessaire pour tenir tête aux adversaires présents et futurs de l'Église, a?ec la résolution d'élever et de maintenir le niveau des courages catholiques à la hauteur du cœur de nos pères. Voilà, qu'on le sache bien, ce que nous voulons ressusciter, et rien de plus', parce que cela suffit à tout !
Déjà que de résultats inespérés, que de réhabilitations précieuses dans le domaine de l'histoire, où les Allemands et les protestants nous avaient devancés, [mais où nos prêtres jet nos jeunes savants s'élancent chaque jour à la suite.desHurter, des D61linger, des Gfrôrer ! Le patrimoine de la vérité historique est déjà plus qu'à moitié reconquis. Nul ne rougit plus des saints, des docteurs, des papes du moyen âge. L'histoire-mensonge, l'histoire-parodie, rhistoire-déclamation, à la façon des Voltaire, des Dulaure et des Schiller, qui ont fait l'éducation de nos pères, serait à peine tolérée aujourd'hui dans un feuilleton.
L'art a suivi l'impulsion donnée par l'histoire, et l'a même dépassée. Toute une génération déjeunes archéologues, sortis des rangs du clergé comme de ceux des artistes, est descendue dans la lice pour arracher les sanctuaires de la foi au vandalisme.