‹ Des intérêts catholiques au XIXe siècle (volume 2)Chapitre 16 sur 69 · DES IKTJÈK^TS CATHOLIQUES · texte numérisé non relu

DES IKTJÈK^TS CATHOLIQUES

nergique écho de la presse catholique dans les d€ux inondes. v^

Mais que serait-ce encore que tous ces triomphes, tous ces progrès dans Tordre intellectuel, dans l'art, dansThistoire, si la vie intérieure des peuples catholiques n'étaitpas renouTelée, si la foi, la charité, la piété ne pouvaient à leur tour énuraérer leurs pacifiques et bienfaisantes victoires? Ah! c^est ici que j'invoque avec confiance le témoignage de ceux qui ont seuls mission de parler et de juger en celte matière ! Que les pasteurs de tout ordre nous disent s'il n'est pas vrai que, depuis vingt ans, le progrès spirituel est incontestable, surtout dans la jeunesse, et dans la jeunesse instruite, dans ces classes aisées et éclairées qui fournissaient avec une impitoyable régularité autrefois à l'incrédulité un recrutement assuré. Sans doute, le mal est encore immense ; les victimes d'une éducation publique insufiSsamment épurée sont encore trop nombreuses; mais à côté de ces pertes lamentables, que de consolations naguère inconnues ! N'est-ce pas ici qu'il faut énumérer ces grandes associations destinées uniquement, loin des luttes et des préoccupations de la vie publique, à propager la simple et sévère pratique des devoirs chrétiens, et qui sont nées denosjours,aumilieude nos découragements et de nos appréhensions? Cette société de Saint-Vincent de Paul, que nous avons vu naître, en 1834, dans une chambre du payé latin^ qui a transformé tant de milliers d'étudiants en tuteurs vigilants, en frères servants des pauvres, et qui compte aujourd'hui huit peut quatre-vingt-trois conférences, doA^dpq cents en France, cent seize en Allemagne, et leresté^ans les cinq parties du

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